Rebelote ! Après la journée de vendredi, onze pilotes ont passé un moment de communion avec leurs fans, sur la place d’Armes, dans une ambiance complètement dingue. Lando Norris tente de signer des autographes comme il peut.
Fan zone, jour 3
Après la folie Kimi et Ferrari ce vendredi, la place d’Armes a remis le couvert hier et ce n’était pas pour déplaire aux centaines de personnes venues une fois de plus voir leurs idoles. Certains ont passé la nuit au pied des barrières, d’autres sont arrivés très tôt ce samedi matin. Et sans surprise, Lando Norris et Oscar Piastri étaient les grands vainqueurs du jeu de l’applaudimètre après Hamilton et Leclerc la veille. Talonnés de près par l’indétrônable Fernando Alonso.
Détendus malgré l’enjeu qui les attendait quelques heures plus tard avec la séance de qualifications, les pilotes se sont prêtés au jeu des questions/réponses, partageant quelques anecdotes sur leur carrière. Résumé.
Impossible de cohabiter avec Lando Norris ?
Premier interrogé par une écolière de la Principauté, Carlos Sainz Jr. a dû choisir le pilote avec qui il ne pourrait jamais être colocataire. « Qui sent mauvais ? Non, je plaisante, mais j’ai le sentiment que Lando [Norris ndlr] est un peu désorganisé. Il doit rentrer tard le soir, je pense qu’il doit être assez bruyant aussi. » « Quand il va aux toilettes, il ne ferme jamais la porte », balance Alexander Albon. « Je l’aime beaucoup mais je pense que je dois dire Lando », conclut l’Espagnol. Malheureusement pour lui, le pilote McLaren n’était pas encore là pour se défendre.
Carlos Sainz et le football
Forcément emballé par la perspective de disputer la séance de qualifications – « c’est l’une des journées les plus excitantes de la saison » – Carlos Sainz Jr. est d’abord revenu sur son passage remarqué au stade Louis-II un peu plus tôt dans la semaine à l’occasion de la « Racing Stars Football Cup », un match de charité entre pilotes, anciennes gloires du ballon rond et autres personnalités. « J’ai couru de partout. Hier (lire vendredi), j’avais tellement mal aux cuisses que j’ai eu du mal à entrer dans la voiture. Mes jambes étaient vraiment raides mais j’ai pris du plaisir. J’ai marqué un but, mais il y a eu un hors-jeu controversé même si j’avais 2 ou 3 mètres d’avance sur le dernier défenseur », s’est amusé le pilote de 31 ans.
Le circuit de Monaco plus bosselé que jamais ?
Il disait être à moitié réveillé lors de son passage sur le coup des 10 h 20 (tout de même), toujours est-il qu’Alexander Albon s’est attardé avec honnêteté sur les conditions de roulage assez particulières sur la piste cette année. « ça rebondit beaucoup, plus qu’auparavant », a observé le pilote Williams. Des propos confirmés par Arvid Lindblad. « ça rebondit beaucoup, à tel point qu’on ne voit pas où on va parfois. »
Lindblad et la tentative avortée du motocross
Face à une jeune Monégasque, le Britannique a révélé s’être essayé au motocross. « Tout le monde ne le sait pas, mais j’en ai fait quand j’avais 3 ans. Bon, je n’en ai fait que deux mois. Je pense que c’est ma maman qui était excitée à l’idée de voir un gamin de 3 ans sur une moto dans la boue, même si je faisais des lignes droites sur de petites pentes. Ensuite, je me suis mis au karting à 5 ans et je suis resté sur quatre roues depuis. » à la grande surprise de son coéquipier Liam Lawson. « Je fais de la moto et je ne le savais même pas ! Il fallait me le dire, on serait allés rouler ensemble ! » Le rendez-vous est pris.
Le festival Coachella ? Très peu pour Bottas
Arrivé à l’intersaison chez la marque étasunienne Cadillac pour sa toute première saison en Formule 1, il semblerait que Valtteri Bottas se soit fait, ou pas, à la culture américaine. Sur le grand écran derrière lui est projetée une image de lui dans le désert de la Californie du Sud à l’occasion du festival de musique Coachella, portant un joli chapeau de cow-boy. « J’adore la culture américaine et on progresse étape par étape avec l’équipe. En revanche, je suis allé à Coachella et je dois dire que je n’irai plus jamais. Ce n’est pas pour moi, il y a trop de monde. C’est “too much”. »
Piastri et Norris face à des élèves de la Principauté
Oscar Piastri a été interrogé sur l’aspect le plus sous-estimé de la Formule 1. « Probablement l’aspect physique. On en parle beaucoup plus maintenant, mais lorsqu’on voit les voitures sur la piste, on ne se rend pas compte de tout ce que le corps encaisse et à quel point c’est difficile pour nous entre les sauts de la voiture et la force G. »
Lando Norris, lui, était chargé de dire si oui ou non, sa vie avait changé depuis ses récents exploits en Formule 1. « Lorsqu’on accède à la F1, notre vie change un peu. On devient plus célèbre, on a davantage de fans, donc on est plus occupé, c’est un peu le chaos. Mais sinon, ma vie reste exactement la même. Je vis toujours à Monaco, je vois toujours mes amis, je sors faire du golf. Donc pour résumer, ma vie est la même mais pendant les courses c’est plus agité. C’est 50/50. »
Alonso et ses petits pistolets pour tirer sur ses adversaires
Plus vieux pilote de la grille, qui s’est imposé ici en 2006 et 2007, Fernando Alonso a distillé quelques précieux conseils – on imagine que les autres pilotes les connaissent déjà – pour briller à Monaco. « Ici, il faut prendre des risques. Plus qu’ailleurs parce que les murs sont très proches. En qualifications, il faut être courageux et audacieux. Je pense aussi que c’est important de se mettre en confiance lors des séances d’essais libres pour être de plus en plus proche des rails. Parfois, sans le vouloir, on se retrouve à quelques centimètres des murs. » Le circuit de Monaco en trois mots ? « Adrénaline, risqué et fun. » Et si ça ne fonctionne pas comme il le souhaite ? On lui a laissé le choix de n’importe quel gadget d’une voiture de James Bond à utiliser sur le circuit. « N’importe lequel, il y en a tellement ! Mais je prendrais bien des petits pistolets pour leur tirer dessus en pleine course. » (rires)
Hülkenberg et les sacrifices pour devenir pilote de F1
Pas très fêtard Nico Hülkenberg, vraiment ? Lorsqu’on lui demande son plus grand sacrifice pour devenir pilote professionnel, l’Allemand répond l’absence de fêtes lorsqu’il était adolescent. « Pourtant je n’en ai jamais vraiment ressenti le besoin ou l’envie, mais j’ai découvert tout ça bien après tout le monde. Après, je pense que ce n’est pas ma “vibe”. Je suis plutôt quelqu’un de casanier. »
Sergio Pérez, son sombrero et... sa bouteille de tequila
Qu’est-ce que Sergio Pérez emporte toujours avec lui lorsqu’il se déplace un peu partout dans le monde ? Son passeport évidemment, répond le principal intéressé. Mais pas que. « Mon sombrero et une petite bouteille de tequila », ajoute le pilote Cadillac qui a provoqué une vive réaction dans la foule.



