Un séisme dans le football italien après l'échec historique
Le football italien est en pleine tourmente. Trois jours seulement après la retentissante défaite en finale des barrages de qualification à la Coupe du monde face à la Bosnie, le sélectionneur Gennaro Gattuso a officiellement démissionné ce vendredi. Cette décision spectaculaire intervient dans la foulée des départs du président de la Fédération Gabriele Gravina et de Gianluigi Buffon, le manager emblématique des Azzurri.
Une rupture d'un commun accord
La Fédération italienne de football a publié un communiqué officiel annonçant la résiliation mutuelle du contrat qui liait l'entraîneur calabrais à la sélection nationale. "La FIGC remercie Gattuso et tout son staff pour le sérieux, le dévouement et la passion dont ils ont fait preuve au cours des neuf derniers mois", peut-on lire dans le texte, qui leur adresse également "ses meilleurs vœux de réussite pour la suite de leur carrière".
Les mots émouvants de Gattuso
De son côté, l'ancien milieu de terrain du Milan AC a exprimé sa profonde déception : "Le cœur lourd, sans avoir atteint l'objectif que nous nous étions fixé, je considère mon expérience sur le banc de la Nazionale comme terminée". Dans des propos empreints d'émotion, il a ajouté : "Le maillot azzurro est le bien le plus précieux qui existe dans le football. Ce fut un honneur de pouvoir diriger la Nazionale et de le faire avec un groupe de garçons qui ont montré de l'engagement et un véritable attachement au maillot".
Un bilan en demi-teinte
Gennaro Gattuso, âgé de 48 ans, occupait le poste de sélectionneur depuis juin 2025. Il avait pris la succession de Luciano Spalletti, limogé après la déroute humiliante de l'Italie à Oslo (3-0) en ouverture des éliminatoires pour le Mondial. Son parcours présente des aspects contrastés :
- Il a réussi à relancer l'équipe avec six victoires en huit matchs
- Il a rétabli une certaine cohésion au sein du groupe
- Mais il a échoué au moment crucial, lors de la dernière marche décisive
Cette défaite en barrages prive une nouvelle fois l'Italie de Coupe du monde, douze longues années après sa dernière participation au tournoi planétaire.
La chasse au successeur est ouverte
La presse italienne s'interroge déjà sur l'identité du prochain sélectionneur. Deux noms circulent avec insistance :
- Antonio Conte, qui a déjà dirigé la Nazionale entre 2014 et 2016 et qui est actuellement sous contrat avec Naples
- Massimiliano Allegri, l'actuel entraîneur du Milan AC
La situation institutionnelle complique cependant les choses. Il faudra patienter au moins trois mois, le temps de l'élection du successeur du président Gravina, avant de connaître le nom du nouveau sélectionneur. Ce sera déjà le quatrième en moins de trois ans, après Roberto Mancini (2018-2023), Luciano Spalletti (2023-2025) et donc Gennaro Gattuso (2025-2026).
Un chantier colossal pour le successeur
Quel que soit le nom retenu, le futur sélectionneur des Azzurri héritera d'une mission particulièrement ardue. Il devra :
- Reconstruire une équipe nationale en pleine crise de confiance
- Redonner une identité footballistique à la Nazionale
- Préparer la prochaine campagne de qualification
- Restaurer la fierté du maillot azzurro
Le football italien traverse l'une des périodes les plus sombres de son histoire récente, et la reconstruction s'annonce longue et complexe.



