Le RCT au fond du gouffre après la claque de Perpignan
La défaite du Rugby Club Toulonnais face à Perpignan (36-20), samedi 28 mars, a sonné comme un coup de massue pour les hommes de Pierre Mignoni. Cette cinquième rencontre consécutive sans victoire plonge le club varois dans une crise profonde, alors que les espoirs de qualification en Top 14 s'amenuisent dangereusement.
Un calendrier impitoyable et des statistiques alarmantes
Le RCT se retrouve désormais onzième au classement général, à sept points précieux du sixième rang qui ouvre les portes des phases finales. La situation est d'autant plus préoccupante que le calendrier à venir s'annonce particulièrement éprouvant avec trois déplacements et trois réceptions, dont celles des redoutables Toulouse et Bordeaux-Bègles.
La défaite contre Perpignan, avant-dernier du championnat, représente probablement la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Alors que le club naviguait dans la première partie du classement jusqu'à la 17e journée, il semble aujourd'hui sombrer dans les profondeurs du classement, victime de ses propres inconsistances.
La Champions Cup : dernière bouée de sauvetage
Face à ce constat amer, les Toulonnais n'ont d'autre choix que de se tourner vers la Champions Cup pour tenter de sauver les meubles. « On est frustré ce soir, mais il va falloir vite switcher. On a encore une grande compétition qui nous attend », a déclaré le jeune Mathis Ferté à l'issue du match à Aimé-Giral.
Samedi prochain à 16 heures, le RCT recevra en huitième de finale les Stormers, franchise sud-africaine actuellement deuxième du United Rugby Championship. Une confrontation qui s'annonce périlleuse selon Pierre Mignoni : « C'est un gros paquet d'avants, des trois-quarts excellents qui dominent les collisions, et une conquête très propre, très dure ».
Des blessures qui compliquent la tâche
La situation sanitaire n'arrange rien aux affaires toulonnaises. Après les forfaits d'Abadie et Ribbans, le capitaine du jour Lewis Ludlam a quitté le terrain en Catalogne avec une probable luxation de l'épaule. Autant d'absences qui fragilisent un peu plus l'effectif varois.
Pourtant, dans l'antre de Mayol où le public reste fidèle malgré les déconvenues, les joueurs auront une occasion unique de redonner espoir à leurs supporters. « Quel visage veut-on jusqu'à la fin de la saison ? », s'interroge le directeur du rugby. « Est-ce qu'on veut finir dans cette position ou pas loin ? Ou est-ce qu'on veut se battre et essayer de chercher quelque chose ? »
Le moment de vérité pour les hommes de Toulon
Pierre Mignoni appelle ses troupes à faire preuve de caractère dans cette période difficile : « C'est dans ces moments-là qu'on voit les hommes, qu'on voit les grands. Il faut accepter les critiques, lever la tête, ne pas se cacher, et y aller ».
Le manager toulonnais garde espoir malgré tout : « Après, bizarrement, comme sur la deuxième mi-temps, les choses se remettent un peu plus dans l'ordre et le momentum d'une saison peut changer ». Il reconnaît cependant que le stage de préparation, bien que bénéfique, n'a pas suffi à inverser la tendance.
Le rendez-vous européen de samedi prochain représente donc bien plus qu'un simple match de coupe. C'est une question de fierté, de redemption, et peut-être le dernier espoir de sauver une saison qui part à la dérive. Pour les joueurs comme pour les supporters, seule une qualification en quarts de finale de Champions Cup pourrait apaiser la grogne grandissante et redonner du sens à cette fin de campagne compliquée.



