L'Asfac et l'Olympique La Peyrade FC auraient pu unir leurs forces pour développer le football féminin dans le bassin de Thau. Leurs querelles en ont décidé autrement. Deux groupements sont en cours de formation, chacun de son côté.
Une rivalité qui remonte à un tournoi
L'origine des tensions entre les deux clubs de Frontignan remonte à un tournoi à Roquettes, en Haute-Garonne. Une bagarre générale avait éclaté après un penalty litigieux, laissant un parent grièvement blessé. L'éducateur présent, affilié à l'Asfac, a été accusé d'avoir agi sans l'accord de son club, ce qui a provoqué un refus de communication commune de la part de l'Asfac. Depuis, les relations sont rompues.
L'Asfac s'unit à Sète et Balaruc
Nicolas Boisseron, responsable du football féminin au Sporting club de Sète, a initié un groupement avec l'Asfac et le Stade balarucois. Les trois clubs ont officialisé leur entente le 18 mai et déposé leur dossier à la ligue régionale. Le projet vise les catégories U11 à U18. La Peyrade n'a pas été intégrée en raison des divergences avec l'Asfac, mais Boisseron n'exclut pas une adhésion future.
L'Olympique La Peyrade FC trace sa propre route
De son côté, l'Olympique La Peyrade FC, fort de 355 licenciés dont 40 à 50 féminines, a monté un groupement avec les clubs de Mèze et Gigean. Ce projet inclut les seniors féminines, contrairement à celui de l'Asfac. Le dossier a été déposé au district et attend validation. Laurent Boyer, président de La Peyrade, déplore n'avoir pas été informé du projet adverse et parle de calcul politique.
Des avis partagés sur l'avenir
Nicolas Boisseron estime que le groupement de La Peyrade divise le territoire et éloigne la perspective d'un rassemblement unique. Il souhaite que tous mettent les ego de côté pour faire du bassin de Thau une place forte du football féminin en Occitanie. Laurent Boyer, quant à lui, se montre sceptique sur la capacité de trois gros clubs à s'entendre durablement. Quoi qu'il en soit, le regroupement global n'est pas pour demain.



