Sous contrat jusqu'en juin 2028, le sélectionneur Fabien Galthié serait enclin à briguer un troisième mandat. Peut-il rester après la Coupe du monde 2027 ? Si la question peut sembler prématurée, elle s'invite cependant dans les discussions autour des prolongations de certains managers de Top 14.
Un calendrier qui interroge
La prochaine Coupe du monde en Australie (1er octobre - 13 novembre 2027) n'aura lieu que dans un peu plus de 16 mois, soit plus de 500 jours. Pourtant, avant même de savoir si les Bleus parviendront enfin à dépasser les quarts de finale sur lesquels ils ont buté lors des deux dernières éditions, une question s'installe en toile de fond : qui prendra en main la destinée du XV de France après le second mandat de Fabien Galthié ? Cette interrogation résonne particulièrement lors des négociations portant sur les prolongations de contrats de certains managers des clubs de Top 14, désormais parfois assorties de clause de sortie en cas de sollicitation de la Fédération.
Tout cela peut sembler très prématuré. Sans surprise, c'est l'argument qu'avance Jean-Marc Lhermet, vice-président de la FFR en charge du haut niveau, pour mieux l'éluder par message interposé : « Il n'y a pas grand-chose à dire sur le sujet. Les décisions seront prises après la Coupe du monde. »
Galthié, acte 3 ?
Sur le papier, il n'y a effectivement pas urgence. Fabien Galthié est sous contrat jusqu'en juin 2028, tout comme certains de ses adjoints (William Servat, Shaun Edwards…). Cet agenda avait été fixé par Bernard Laporte, alors président de la FFR, après le Grand Chelem 2022. Mais les caciques fédéraux devront peut-être se pencher sur le sujet avant.
Aux commandes du XV de France depuis 2020, Fabien Galthié pourrait-il être reconduit ? L'hypothèse n'a rien de farfelue. Technicien à la popularité intacte, vainqueur de trois Tournois (2022, 2025, 2026), le sélectionneur aime sa mission. Selon nos informations, s'il ne l'a pas encore exprimé, il ambitionnerait d'être reconduit pour un troisième mandat. « Aujourd'hui, rien n'est interdit. Toutes les solutions sont possibles », glisse Jean-Marc Lhermet face à l'évocation d'une possible passe de trois.
Les successeurs potentiels
S'il devait être empêché dans cette ambition, par un mauvais parcours en Australie ou par la volonté fédérale d'ouvrir une nouvelle ère, c'est parmi les managers des clubs de Top 14 que se cachera probablement son successeur. Plusieurs profils émergent.
Ugo Mola et Yannick Bru
Ugo Mola, à la tête du Stade Toulousain depuis 2015, a remporté cinq Brennus (2019, 2021, 2023, 2024, 2025) et deux Champions Cup (2021, 2024). « Je n'ai jamais fait de plan de carrière. J'ai un contrat, et ma priorité reste Toulouse », a-t-il déclaré. Cependant, il disposerait d'une clause de sortie dans son contrat, selon l'Équipe.
Yannick Bru, manager de l'Union Bordeaux-Bègles, n'a pas souhaité insérer de clause de sortie dans sa prolongation jusqu'en 2029. Ancien adjoint des Bleus, il connaît bien l'environnement de l'équipe de France. Le président de l'UBB, Laurent Marti, se serait engagé à ne pas le retenir en cas de sollicitation.
Sébastien Piqueronies, le troisième homme
L'aura d'un troisième homme grandit : Sébastien Piqueronies, manager de la Section Paloise. Ancien responsable du pôle espoirs de Jolimont, entraîneur des équipes de France jeunes (doubles champions du monde des moins de 20 ans en 2018 et 2019), il connaît bien le milieu fédéral. Il vient de prolonger jusqu'en 2031 en Béarn, mais disposerait d'une clause de sortie. Porté par le parcours de Pau, troisième du Top 14, sa crédibilité s'est épaissie.
Si rien ne permet d'affirmer que la donne n'aura pas changé d'ici 2027, le sujet n'a pas fini d'alimenter les discussions dans le rugby français.



