Quand les légendes de la F1 se cachaient dans ce karting près de Grasse
F1 : le karting secret des champions près de Grasse

Un havre de paix pour les champions

À la veille du 83e Grand Prix de Monaco, Khatir Chaki, moniteur historique du circuit de karting de la Sarrée au Bar-sur-Loup, rembobine le fil de ses souvenirs. Pendant quinze ans, ce tracé ultra-technique a servi de havre de paix secret pour les plus grands champions de Formule 1, loin de la ferveur médiatique de la Principauté.

Les géants de la F1 à la Sarrée

De Michael Schumacher à Nico Rosberg, en passant par David Coulthard, Mika Häkkinen, Mark Webber, Heinz-Harald Frentzen ou Pedro de la Rosa, tous ont inscrit leur nom dans la légende baroise. « Ils savaient qu’ils pouvaient être tranquilles, dans un super cadre en plein air, sur un tracé très technique, l’un des plus beaux d’Europe », se souvient Khatir Chaki.

Une époque sans Internet ni portable

Cette « ancienne génération » a profité d’une époque moins surveillée pour trouver un véritable havre de paix. « Tout est une histoire de confiance, sourit le moniteur. Ici, ils savaient qu’ils pouvaient être tranquilles, déconnectés de tout, et qu’on n’allait pas rameuter tout le monde. »

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Michael Schumacher, le pionnier

Le point de départ de cette « contagion » est Michael Schumacher. « Les pilotes parlent entre eux ; et quand ils ont compris que Michael roulait en toute sérénité ici, ça a dû les inspirer. » Le « Baron Rouge », réputé pour son caractère difficile, a laissé une place à part dans le cœur du moniteur. « À l’époque, il avait une villa à La Colle et la Sarrée, c’était son QG. Il venait en famille, on le laissait tranquille toute la journée. »

Un lien unique avec Schumacher et son fils Mick

Dès 1997 et durant plus d’une décennie, Khatir Chaki a noué un lien rare avec le champion allemand. Michael lui a même « confié » son fils Mick, qui a commencé le kart à 3 ans à La Sarrée. « Michael venait aussi, pendant le GP de Monaco, le vendredi pour tourner. Il venait avec son fourgon, seul, faisait sa propre mécanique. »

Des souvenirs précieux

Khatir Chaki garde précieusement photos et objets souvenirs de cette époque dorée. « Quand je pense à tout ça, ça fait bizarre, c’est un peu irréel. Mais je suis heureux de revivre ces souvenirs qui me sont chers. »

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