La Coupe du monde 2026 voit six équipes européennes sur huit en quarts de finale. Ce constat relance le débat : l'Europe domine-t-elle vraiment le football mondial ? Deux journalistes de Nice-Matin s'affrontent.
Pour Romain Laronche : l'Europe, une habituée
Selon Romain Laronche, l'Europe a clairement repris l'avantage. Avec six qualifiés sur huit en quarts, et même plus si l'on inclut les binationaux du Maroc (18 joueurs nés en Europe sur 26), le Vieux Continent s'impose. La Fifa, en passant de 32 à 48 nations, avait surtout favorisé l'Afrique (+4 tickets) et l'Asie (+3,5). Pourtant, les nations émergentes ont disparu face aux valeurs sûres. Et ce, sans l'Italie et avec une Allemagne décevante. Les stars du Mondial sont européennes : Mbappé, Kane, Haaland, Courtois. Il y a quatre ans, les Européens étaient cinq en quarts, face à l'Argentine et au Maroc. Seul le Brésil a cédé sa place à la Norvège. Mais attention, la fin de l'histoire est connue...
Pour William Humberset : le facteur chance favorable
William Humberset estime que la donne est différente. Aucune équipe n'a plus impressionné que la France, mais le Japon et la Colombie étaient des challengers en phase de poules. Les Asiatiques ont craqué en fin de match contre un Brésil fébrile en 16es, et les Colombiens sont devenus de pâles Sud-Américains en phase finale. Un élément clé : les kilomètres parcourus. Le Japon a effectué 7 438 km en avion en phase de poules, la Colombie 5 814 km, tandis que la France n'a pas dépassé 1 500 km. Ce paramètre n'est pas rédhibitoire : l'Angleterre avait près de 9 000 km au compteur avant la phase finale. Mais les Anglais ont terminé à bout de souffle face au Mexique, et auraient probablement cédé en prolongations sans le penalty offert par le gardien adverse.
Un débat ouvert
Ce débat montre que la domination européenne n'est pas absolue. Les conditions de voyage et le hasard peuvent influencer les résultats. À vous de voter dans notre question du jour.



