Le monde du rugby est en deuil. David Ardilouze, entraîneur réputé et apprécié, spécialiste des montées avec plusieurs clubs du département, est décédé ce vendredi 8 mai à l'âge de 56 ans des suites d'une longue maladie. La triste nouvelle a été annoncée par le RC Villeneuve XV sur ses réseaux sociaux, suscitant une vive émotion.
Un parcours marqué par les ascensions
Demi de mêlée de formation, David Ardilouze s'est imposé comme un technicien de talent en plus de vingt ans à diriger des équipes du département. Originaire de Port-Sainte-Marie, sa réussite lui a valu le surnom de « Monsieur montée ». Il en a connu cinq au total : avec l'AS Passage (Fédérale 3), l'AS Layrac (Honneur et Fédérale 3), le RC Bon-Encontre/Boé (Fédérale 2) et le RC Villeneuve XV (Fédérale 2).
Un bâtisseur passionné
Décrit comme « un homme rigoureux, travailleur, humble », David Ardilouze était un bâtisseur qui travaillait dans la continuité. Il est resté cinq saisons à l'AS Passage et cinq autres au RCBB. « Je ne suis pas un magicien, je ne suis pas non plus un mercenaire », se définissait-il. Arnaud Paillex, son ami et ancien coéquipier, témoigne : « Il connaissait le rugby par cœur. C'était d'abord un ami et j'ai adoré entraîner avec lui. »
Un recruteur méticuleux
Au RCV XV, David Ardilouze a connu son dernier grand bonheur avec la montée en Fédérale 2 et une demi-finale du championnat de France de Fédérale 3 en 2024. Son secret ? « Il était très bon sur le recrutement, il prenait toujours les joueurs qu'il fallait », précise Arnaud Paillex, marqué par sa gentillesse et son souci du détail aux entraînements.
Un binôme fidèle
Patrick Hollevoet, son binôme pendant près d'une décennie, lui rend un hommage appuyé : « J'avais trouvé mon binôme. On s'est rencontré en 2016 pour un projet à Casteljaloux. David était curieux, droit, intelligent et intuitif. Il me faisait énormément rire. » Le duo a partagé une belle complicité au RCBB, ponctuée par une montée en Fédérale 2.
Alors que les hommages se multiplient, Patrick Hollevoet a une pensée pour Sandrine, la femme de David, et ses enfants Manon et Jules. « Il était très famille. Il a beaucoup donné au rugby. Beaucoup de monde dans ce milieu doit être très triste. »



