L’Angleterre défie le Mexique à Mexico en huitième de finale du Mondial-2026 de football. Face à la sélection mexicaine, invaincue en quatre matches, les Anglais devront surmonter la ferveur des 80 000 spectateurs du stade Aztéca et composer avec les 2 200 mètres d’altitude. Mollassons depuis le début du Mondial-2026, les "Three Lions" défient dans la nuit de dimanche 5 juillet à lundi 6 à 2 h du matin un Mexique bouillant dans son stade Aztéca en 8e de finale. Un choc qui s’annonce brutal entre l’altitude et la ferveur populaire qui porte "El Tricolor". La rencontre sera à regarder sur BeIN SPORTS 1.
Un parcours contrasté pour les deux équipes
Après un 16e de final pénible face à la RD Congo (2-1) et un jeu qui n’a pas convaincu depuis son entrée en lice contre la Croatie (4-2), l'Angleterre, l’une des grandes nations du foot, a peut-être perdu son statut de favorite du match face au Mexique, auteur de quatre succès consécutifs sans encaisser un but. L’affiche, indécise, propose l’un des premiers chocs à enjeu majeur du tournoi.
L’enfer de l’Aztéca
Les Mexicains, coorganisateurs de la compétition, seront poussés par plus de 80 000 personnes dans le mythique stade Aztéca, celui des finales 1970 et 1986, que les Anglais n’ont pas fréquenté depuis leur défaite historique face à l’Argentine de Diego Maradona (2-1), et sa "main de Dieu" le 22 juin 1986. "El Tricolor" n’a perdu que deux fois en 89 rencontres dans son enceinte fétiche. "C’est peut-être l’une des plus belles affiches qui peut nous être proposée, défier le Mexique dans l’Aztéca", a relevé le sélectionneur allemand des Three Lions Thomas Tuchel. En plus de la ferveur populaire (plus d’un million de personnes ont fêté la qualification en huitièmes dans les rues de la capitale) l’Angleterre va devoir s’adapter aux 2 200 mètres d’altitude du stade dans lequel la sélection locale a disputé ses deux dernières rencontres.
Le défi de l’altitude et de la météo pour Thomas Tuchel
"Beaucoup d’obstacles nous attendent, sans même parler de l’altitude qui sera évidemment un gros désavantage parce qu’il est impossible de s’y adapter en quatre jours", a noté Tuchel. "D’autres défis viendront, mais nous sommes prêts. C’est peut-être une situation idéale pour nous prouver que nous sommes prêts à trouver des solutions dans la difficulté." L’adaptation sera bien le maître mot pour la sélection de l’ancien coach de Chelsea et du Paris SG, avec le risque d’orage qui plane sur la rencontre.
Harry Kane, l’arme absolue des Three Lions
Face à la solidité de la sélection de Javier Aguirre, et aux coups de boutoir de son attaquant Julian Quinones, les Anglais peuvent s’appuyer sur leur propre attaquant totem, Harry Kane, au sommet de son art à 32 ans. Le joueur du Bayern Munich a déjà marqué à 72 reprises cette saison, dont cinq fois depuis le début du Mondial, avec un doublé salvateur au tour précédent en fin de match contre la RD Congo. "J’ai déjà connu de belles périodes, mais aujourd’hui, dans l’ensemble, je dirais que je ne me suis jamais senti aussi bien sur le terrain", a-t-il déclaré dans l’émission "Lion’s Den", produite par la fédération anglaise de football. "Peu importent les situations, le type d’occasions que je me procure, je sens que je peux marquer. C’est un ensemble de choses qui s’assemblent parfaitement au bon moment", ajoute le capitaine, qui voit dans la rencontre "une occasion unique" de jouer "dans une ambiance incroyable".



