Quatre rencontres sont au programme de ce samedi 13 juin et de la nuit suivante pour la troisième journée de la Coupe du monde 2026 : Qatar – Suisse, Brésil – Maroc, Haïti – Écosse et Australie – Turquie.
Brésil – Maroc : le choc du groupe C
Monstre sacré parmi les entraîneurs, l'Italien Carlo Ancelotti tente le pari de remporter un titre de champion du monde comme sélectionneur du Brésil au Mondial 2026, avec un premier grand test dès samedi contre le Maroc, demi-finaliste il y a quatre ans. C'est le match au sommet de ce groupe C, samedi à minuit avec « Carletto », qui fait ses débuts comme sélectionneur en Coupe du monde à 67 ans après avoir été le seul entraîneur à avoir remporté cinq Ligues des champions et le titre dans les cinq principaux championnats européens.
En l'absence de la star Neymar, blessé fin mai et qui ne s'est pas entraîné depuis, Raphinha est avec Vinícius Jr l'un des grands espoirs des quintuples champions du monde qui veulent mettre fin à une disette de titres mondiaux depuis 2002. Il retrouvera face à lui Mohamed Ouahbi, le nouveau coach du Maroc. Adepte d'un jeu créatif et offensif, le sélectionneur est l'ancien patron de l'équipe U20 sacrée championne du monde l'année dernière. Son défi est de faire au moins aussi bien que son prédécesseur Walid Regragui. À l'image du prodige franco-marocain Ayyoub Bouaddi (18 ans), il peut compter sur une génération de jeunes très prometteurs qu'il connaît bien, menés par le capitaine Achraf Hakimi, double vainqueur de la C1 avec le Paris SG, pour bousculer l'ogre brésilien.
Haïti en plein conte de fées
Dans le même groupe, on aura droit quelques heures plus tard à Haïti – Écosse à 3 h. Classés 83e au classement Fifa, les Haïtiens joueront à Boston leur premier match de Coupe du monde depuis 1974. La démonstration (4-0) contre la Nouvelle-Zélande, un autre qualifié pour le tournoi, la semaine dernière a servi d'avertissement et les Grenadiers comptent sur l'attaquant de Sunderland Wilson Isidor pour faire la différence.
La Turquie transformée par Montella
Après vingt-quatre années d'attente, la Turquie, adversaire de l'Australie dimanche à 6 h, à Vancouver, est de retour en Coupe du monde grâce à son sélectionneur italien Vincenzo Montella qui a transformé depuis 2023 avec sa rigueur tactique une sélection souvent dévorée par sa fougue. Il l'a conduite en quarts de finale de l'Euro 2024 et l'a qualifiée pour son premier Mondial depuis 2002 en passant, contre la Roumanie (1-0) puis le Kosovo (1-0), l'obstacle des barrages qui a été fatal, comme pour 2018 et 2002, à l'Italie. « Les résultats arrivent aussi grâce au talent qu'il y a au sein de l'effectif », a insisté Montella qui a lancé dans le grand bain les phénomènes Kenan Yildiz (Juventus Turin) et Arda Güler (Real Madrid), tous deux 21 ans. « Il nous a apporté sa sérénité, sa façon de nous préparer pour les grands matches », a résumé Hakan Calhanoglu (32 ans).
Qatar-Suisse, un duel qui vaut cher
Petites nations, grandes richesses : le duel entre le Qatar et la Suisse, deux des économies les plus florissantes du monde, vaut cher ce samedi (21 h). Dans un groupe B dont elle est la favorite logique, la Nati doit idéalement lancer un Mondial qu'elle espère historique. Hôte du dernier, le Qatar avait concédé trois revers. En Amérique du Nord, il vise donc un tout premier succès dans la compétition, emmené par l'Espagnol Julen Lopetegui, ex-sélectionneur de la Roja (2016-18).



