Avec la canicule, rien ne se bouscule dans les clubs sportifs de la région. Face aux grosses chaleurs, les équipes de rugby, football et handball n'ont pas bouleversé leurs habitudes de préparation et d'entraînement.
Des températures caniculaires au GGL Stadium
Ce lundi après-midi, le thermomètre affichait 42 degrés sur le parvis du GGL Stadium. « Sale temps pour les gros », se sont amusés les rugbymen du MHR. Il est vrai que ce n'est pas une période idéale pour faire sortir un sportif dehors. Pourtant, les staffs des différents clubs n'ont pas modifié leur planning pour éviter les entraînements sous forte chaleur. « Non, aucun changement », répondent tous les intervenants contactés.
Des séances matinales et en salle
« Les entraînements sont le matin et en salle l'après-midi », confie-t-on au MHSC. En effet, dans toutes les programmations estivales, les entraîneurs privilégient des séances à la fraîche, tôt le matin. « Tout est mesuré », explique Frédéric Mercerou, préparateur physique du MHB. « On a toujours des plans B si jamais il y a vraiment la canicule ou au contraire s'il y a la pluie. Tout est mesuré. » Pour lui, la chaleur n'est qu'un paramètre parmi d'autres d'une pré-saison qui reste « de toute façon toujours difficile, que ce soit à cause de la météo ou du travail à réaliser. »
L'adaptation aux matches en gymnase surchauffé
Pareil pour les matches, comme ce fut le cas lors du premier match dans un gymnase surchauffé. « C'est aussi des choses auxquelles on s'habitue », ajoute le coach montpelliérain Erick Mathé. « Que ce soit en fin de saison sur les mois de juin ou en début de saison, ce sont les deux périodes où certaines salles sont chaudes. Tout le monde n'a pas des arenas avec des clims. »
Nîmes met les bouchées doubles
À Nîmes, souvent l'une des villes les plus chaudes de France l'été avec Carpentras, l'équipe de football a dû composer encore plus que d'habitude. En raison du retrait du président Rani Assaf et de la relégation administrative prononcée par la DNCG, les joueurs bouclent une préparation express de quatre semaines durant laquelle il a fallu mettre les bouchées doubles. Anthony Dupré, le nouveau directeur sportif, explique la situation : « On n'avait pas le choix, il fallait doubler les séances, s'entraîner vite et fort. Sinon, il y avait le risque que samedi, pour le premier match, s'il fait 36 degrés, des joueurs se retrouvent à 150 pulsations à la 60e minute… Pour bien faire, on a avancé les horaires d'entraînement, accentué les temps de pause, utilisé les boissons de récupération après les séances mais aussi avant, et multiplié les bains de glace en fin d'entraînement. Et pour l'instant, on a très peu de blessures, juste des petits pépins… »
Canicule ou pas, les sportifs, eux, ne marchent pas à l'ombre.



