Pour son grand retour en équipe de France, Victor Wembanyama et les Bleus se sont inclinés 90-87 contre la Serbie de Nikola Jokic, jeudi à Belgrade, lors d'un match amical disputé dans une Arena comble. Le public serbe a copieusement hué le joueur des Spurs, mais l'accueil glacial n'a pas empêché les Français de pousser les locaux jusqu'à la dernière seconde.
Un retour sous pression pour Wembanyama
Nommé capitaine pour cette fenêtre estivale, Victor Wembanyama a vécu un retour contrasté, deux ans après la finale olympique perdue contre Team USA à Paris. Accueilli par des applaudissements lors de l'échauffement, il a été sifflé tout au long de la rencontre. « Ce n'est pas facile pour certains de se remettre dans des conditions comme celles-ci », a souligné le sélectionneur Frédéric Fauthoux, ajoutant que « dans l'ensemble, tout le monde a fait son match avec le peu de temps qu'on avait ».
Sur le terrain, Wembanyama a connu des débuts difficiles, coupable de trois pertes de balle en début de match (six au total). Il a été bousculé, notamment sur une perte sanctionnée par un panier de Nikola Djurisic (12-9). Mais le joueur de 22 ans a repris du poil de la bête au bout de dix minutes, symbolisé par un contre sur Jokic en début de deuxième quart-temps, suivi d'un dunk spectaculaire dos au panier sur une passe d'Amine Noua, auteur d'une très belle entrée.
Jokic, maître du jeu, et un public en fusion
En face, Nikola Jokic a été l'une des pièces maîtresses du succès serbe. « Le Joker » a terminé meilleur marqueur de la rencontre avec 20 points, frôlant le triple-double (8 passes, 9 rebonds). Le public de la Belgrade Arena a explosé de joie à chaque action de sa superstar, et le soulagement a été palpable sur le tir à trois points manqué d'un rien par Sylvain Francisco en fin de match.
« On savait qu'ils étaient chez eux, que cela allait être physique. On a eu de l'agressivité mais on doit aussi trouver l'intelligence et comprendre quelles sont nos forces défensives », a déclaré Rudy Gobert, parfois associé à Wembanyama. Les Bleus ont tenu le choc en première période, avant de subir la loi des médaillés de bronze de Paris-2024.
Un hold-up manqué de peu
Emmenés par un très bon Gerald Ayayi (10 points), les Français ont jeté un froid sur la Belgrade Arena en prenant l'avantage 86-83 à une minute du terme. Mais malgré un rebond défensif, Wembanyama a vu son tir à trois points frôler le panier, avant que Francisco ne manque celui de l'égalisation. « Le premier mot auquel je pense est la combativité, a souligné Wembanyama en conférence de presse, on a de la ressource. »
Le capitaine des Bleus a également expliqué son rôle : « C'est tout autant un rôle en dehors que sur le terrain, il faut apporter un discours tout le temps positif et tenir tout le monde, dont moi, pour responsable de nos actions. » Victor Wembanyama retrouvera le public français dimanche à Orléans (18h00) pour un deuxième match amical, sur la route des qualifications pour la Coupe du monde 2027.



