À Bouillargues Handball Nîmes Méditerranée, le soleil se lève à nouveau. Dans les années à venir, le club du BHNM a tout pour voir la vie en rose. En plus de l’éclaircie sportive avec une 3e place en Division 2 féminine, le BHNM semble avoir définitivement chassé les nuages hors terrain. Mardi soir, la conférence de presse du BHNM, organisée aux 3 Brasseurs, est venue clôturer une bien belle après-midi pour le club du président Philippe Garnier. Cette demi-journée a été placée sous le signe du sportif avec le tournoi interpartenaires à l’Agora, mais l’extra-sportif a aussi été à l’ordre du jour.
Le courrier salvateur de Nîmes Métropole
Vers 14h30, j’ai reçu un courrier du président de Nîmes Métropole, Vincent Bouget, dans lequel il était écrit que l’Agglo s’engageait à présenter aux élus un dossier afin de demander la compétence sport de haut niveau, se satisfait Garnier. Ce document est indispensable avant le passage devant la Commission nationale de contrôle et de gestion (CNCG). Il est précisé que l’on fait vraiment partie des clubs de haut niveau du département, signale le président. En sports collectifs, il n’y en a que deux aujourd’hui : l’Usam et le BHNM.
Un soutien financier crucial
Pour clore un exercice 2025-2026 pas loin d’avoir été parfait sur le terrain avec cette 3e place de l’équipe de D2, le BHNM a aussi pu renflouer ses caisses. Nîmes Métropole nous a alloué 76 000 € et le Département, 38 000 €. Sans cet argent-là, je pense que l’on n’aurait pas bouclé notre année sportive au niveau du bilan et que l’on n’aurait pas un dossier, vis-à-vis de la CNCG, nous permettant de rester en D2, explique Garnier. Le club gardois laisse ainsi derrière lui quatre années difficiles, où on a travaillé, résisté, rappelle Garnier, revanchard dans le discours. Je ne sais pas si les gens se rendent compte, mais si on est encore là aujourd’hui, c’est grâce à notre ténacité, notre persévérance. Cette année, on a eu une excellente nouvelle après les élections municipales à Nîmes, on a retrouvé un partenaire majeur, cela a été une bouffée d’oxygène. Le cap est franchi.
Le hand féminin en Occitanie brille
Si l’Agglo est sur le point de retrouver des compétences sportives, les protégées de Baptiste Filipe, elles, les ont toujours eues sur le terrain, rond de serviette assurée à la table du top 15 français. Côté BHNM (340 licenciés), il est temps désormais de penser et passer à autre chose. À une D2 qui, en 2026-2027, comptera donc trois représentants de l’Occitanie, avec l’accession du MHB et la présence de l’Usam Nîmoises, le tout dans un rayon de 50 kilomètres. Bouillargues, qui enregistre le retour au bercail de l’arrière Maurin et de l’ailière gauche Rival, devra ferrailler avec de gros clients, des relégués de D1 comme Le Havre et Sambre, aux prétendants à la D1 (Clermont, Saint-Grégoire, La Roche-sur-Yon). J’en parlais avec la capitaine, Estrella Piq, l’objectif sera de rester dans la première partie de tableau, faire top 7 (D2 à 14 ou à 16 ?), observe Garnier. On aura toujours la plus petite masse salariale (190 000 €) et un budget d’environ 770 000 € (cinq clubs de la division sont à 1 M €). À Bouillargues, le savoir-faire fait souvent le reste.
Mouvements pour la saison 2026-2027
- Départs : Demuth (La Roche, D2), Stritt (Rennes, D2), Despiau (Mios, N1), Bonnard (Aubervilliers, N1), Jabateh.
- Arrivées : Soler (gardienne, Clermont), Maurin (Paris 92, D1), Gerhat (arrière, Usam Nîmoises), Rival (Toulon, D1).
Effectif 2026-2027 : Perrin, Soler (gardiennes). Denojean, Famery, Gerhat, Joseph, Lacroix, Maurin, Mazel, Morgado, Naas, Nicolas, Piq, Rival.



