Un choc capital pour la couronne anglaise
La Premier League s'offre ce dimanche 18 avril (17h30) un affrontement suprême aux allures de finale pour le titre. Le leader Arsenal, dont la forme récente est inquiétante, se déplace chez le chasseur Manchester City. Une bataille tactique et une guerre des nerfs qui fait saliver toute l'Angleterre.
Un moment historique dans le championnat
« Je n'ai pas le souvenir ces trois, quatre, cinq dernières années d'un match plus important que celui-ci en Premier League », a déclaré Michael Owen, l'ancienne star de Liverpool, au micro de la ligue anglaise. Ce déplacement des Londoniens dans le nord de l'Angleterre intervient à un moment crucial, à plus d'un mois de la fin du championnat, alors que les positions se sont brutalement rapprochées.
Les six points d'avance d'Arsenal ne tiennent plus qu'à un fil. En effet, le dauphin mancunien pourrait revenir à hauteur des Gunners s'il remporte ce sommet et le match en retard qu'il conserve dans sa manche, contre Crystal Palace à une date encore non fixée.
Le vent tourne en faveur de City
Arsenal avait l'occasion samedi dernier de mettre City à douze points en cas de victoire contre Bournemouth. Mais ce sont les Cherries de Junior Kroupi qui l'ont emporté à l'Emirates, avant que les Mancuniens ne viennent balayer Chelsea (3-0) dimanche avec un excellent Rayan Cherki. « Tout a changé psychologiquement en un week-end », a résumé l'ancien défenseur des Citizens, Micah Richards, sur Sky Sports.
La traditionnelle bascule d'avril
Le vent du printemps semble porter City vers les sommets, à une période où son rival apparaît à court de souffle et d'idées. Arsenal n'a gagné qu'un de ses cinq derniers matchs (1-0 contre le Sporting en quart de finale aller de Ligue des champions), contre trois défaites sur le plan domestique et un match nul.
Historiquement en Premier League, le mois d'avril est le pire pour l'entraîneur Mikel Arteta (42,3% de victoires), et le meilleur pour son concurrent Pep Guardiola (79,8%). La petite musique décrivant Arsenal comme une équipe incapable de résister à la pression en fin de saison se fait de plus en plus assourdissante.
Une question de perspective et de caractère
« Peu importe ce que les gens pensent. Tout ce qui compte, c'est ce que ce groupe pense, ce que l'entraîneur pense, et nous sommes à nouveau en demi-finale de Ligue des champions », a balayé le milieu défensif Declan Rice après la qualification face au Sporting.
Le club au canon reste maître de son destin en championnat. « Arsenal peut gagner le titre le week-end prochain à l'Etihad », a relevé Gary Neville, octuple vainqueur du championnat avec Manchester United. « J'ai peut-être plus confiance en Arsenal qu'Arsenal n'en a en lui-même, mais quand vous jouez le titre, qu'il reste six matches et que vous venez d'en perdre un, il faut remettre les choses en perspective ».
Un moment de vérité pour les Gunners
Pour son ancien coéquipier chez les Red Devils, Roy Keane, cela ressemble à un moment de vérité. « On va voir quel genre de caractère ont ces mecs d'Arsenal au cours des trois, quatre, cinq prochaines semaines, de quel bois ils sont faits », a-t-il dit sur Sky Sports. « S'ils se ratent maintenant, ils ne se le pardonneront jamais ».
L'actuel leader, moins brillant actuellement dans le football proposé et les résultats récoltés, possède néanmoins un avantage énorme sur son dauphin avant le sommet de dimanche : il doit se contenter d'éviter la défaite, là où Manchester City doit absolument gagner. Cette différence d'objectif pourrait être déterminante dans ce choc qui promet d'être historique.



