Pourquoi Arsenal a conquis le cœur des fans français
Arsenal, le club préféré des Français ?

Face à l’Emirates Stadium à Londres, la statue de Thierry Henry célèbre l’un de ses 228 buts sous les couleurs d’Arsenal. Florentin, 24 ans, paysagiste à l’aéroport de Roissy, s’incline devant l’icône du club. Ce lundi 18 mai, il est venu assister à l’ultime rencontre de la saison à domicile des Gunners, qui seront couronnés champions d’Angleterre le lendemain. Avec son ami Florian, il a obtenu une place à 65 euros via un tirage au sort.

Une communauté de fans français nombreuse

À l’instar de dizaines de milliers de compatriotes, Florentin est dingue du club londonien, qui défie le PSG ce samedi à Budapest en finale de Ligue des champions. Arsenal est l’un des clubs étrangers préférés des Français, vénéré par plusieurs associations de « Gooners » réunissant une communauté aussi nombreuse que celle du Real Madrid ou du Barça. Florentin tient le compte Instagram Arsenal Inside, suivi par 453 000 abonnés.

Le jeune homme, qui a vu 20 matchs à l’Emirates depuis 2019, est tombé amoureux du club à une dizaine d’années grâce à un maillot offert. « C’était l’époque des Giroud, Özil, Cazorla, pas la meilleure sur le plan sportif », se souvient-il. Mais pour lui, c’est « le club le plus soudé d’Angleterre », « une famille ». Il porte le maillot « 7 » floqué « Saka » mais a aussi un faible pour William Saliba.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le rôle des joueurs français

« Les joueurs français qui ont brillé comme Thierry Henry, Patrick Vieira, Emmanuel Petit, Robert Pires ont contribué à rendre populaire le club en France, avec le coach Arsène Wenger qui en a fait une grande équipe européenne en changeant la philosophie de jeu », analyse l’historien du sport Claude Boli. La proximité géographique avec Londres, accessible en un peu plus de 2 heures depuis Paris, et le fait que Londres soit l’une des capitales les plus françaises ont aussi aidé.

Dans le pub parisien The Lions, les supporters parisiens d’Arsenal se retrouvent les jours de match. Beaucoup ont découvert le club en 2004, lors du sacre des « Invincibles », ou lors de la finale perdue de Champions League en 2006. « Quand t’es gamin, tu regardes le club de ton père et tu te fais embarquer dans l’aventure », explique Malcom, 30 ans. « Ce qui me plaît, c’est d’être derrière un club qui ne gagne pas tous les ans. »

Des valeurs et une fidélité sans faille

Pour Bastien, 30 ans, « ce club a fait les choses différemment, en ne cédant pas aux sirènes de l’argent, même si c’est moins vrai ces dernières années. Wenger avait un côté gestionnaire, père de famille, qui était plaisant. Arsenal, c’est aussi des valeurs, comme le fait qu’il n’y ait pas de star, un jeu à l’ancienne, une communauté de fans qui se soutiennent. »

Flavien, 26 ans, est fan depuis l’Arsenal des Français : « C’était simple de s’identifier à cette équipe grâce à ses excellents joueurs comme Nasri, Sagna, Koscielny ou Giroud, et surtout Wenger, qui incarnait quelque chose de mythique. » Sarah, 33 ans, juriste à Strasbourg, s’est intéressée à Arsenal grâce à Wenger, originaire d’un village alsacien proche. « C’est Arsenal qui m’a fait progresser en anglais », sourit-elle. Sa première visite à l’Emirates remonte à 2009, un cadeau de ses parents. « Gooner un jour, gooner toujours ! On est fidèles, et nous, on n’a pas été rachetés par les Qataris », chambre-t-elle. Ce week-end, elle sera à Londres pour vivre la finale.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale