Ils ont longuement célébré leur sacre sur le parquet de l’Athletica d’Eaubonne, au nord de la région parisienne, avant de repartir au volant de leur minibus direction Agde et une arrivée à 3 heures du matin. Lundi 25 mai, le Agde Basket a remporté le premier titre national de son histoire, sans que personne n’y trouve à redire. Déjà assurés d’évoluer en Nationale 2 la saison prochaine, les joueurs de Steed Tchicamboud ont survolé cet ultime tournoi à six équipes de la tête et des épaules, notamment en finale, face à une formation de Saint-Médard qui a tenu le choc en première mi-temps, avant de se faire cabosser lors d’un troisième quart-temps dominé collectivement et physiquement par les Agathois.
Un parcours semé d’embûches
Il s’en était pourtant fallu de peu que les Maritimes ne participent pas à la compétition. Mais un vieux match de barrage de derrière les fagots remporté à Rennes, après un premier tournoi qualificatif à quatre mal négocié, leur a permis de rejoindre la région parisienne, avec le succès que l’on sait. « Clairement, l’objectif était d’aller en finale », ne cache pas Jules Hivin, qui a grandi sur le parquet du Palais des sports d’Agde dans les pattes de son père Yannick et qui boucle sa troisième saison au club. « Ce dernier match s’est clairement joué sur des petits détails. Il y avait pas mal de stress, de fatigue aussi, au bout de trois jours de tournoi. Mais on l’a fait. »
Le rôle majeur du kiné Benjamin Verstraet
Si l’œuvre est évidemment collective, des joueurs au staff, tout le monde met en avant le rôle capital joué par le kiné Benjamin Verstraet. « Il a effectué un énorme boulot avec les joueurs après chaque match, parfois jusqu’à 2, 3 heures du matin, afin qu’ils soient sur pied le lendemain », apprécie l’entraîneur Steed Tchicamboud, qui sait l’impact de trois matchs à disputer en autant de jours sur les organismes de joueurs amateurs.
Des festivités repoussées et une ambition intacte
La suite ? « On devrait se retrouver en fin de semaine pour fêter ça », lance Jules Hivin avant une trêve bienvenue, tant les organismes et le mental des joueurs auront été mis à rude épreuve depuis des mois. De son côté, l’entraîneur Steed Tchicamboud, qui va rester au club, prévient d’ores et déjà ses gars : « je suis heureux de ce titre bien sûr, mais ma joie reste mesurée car je ne veux pas m’arrêter là avec cette équipe. » Une ambition largement partagée dans un club qui commence sérieusement à faire parler de lui. À Agde et au-delà.



