Un triomphe attendu qui libère toute une nation
Ce dimanche 12 avril 2026 restera gravé dans la mémoire du cyclisme belge. Wout Van Aert, le coureur de l'équipe Visma - Lease a Bike, a enfin remporté son premier Paris-Roubaix au terme d'une édition particulièrement intense de l'Enfer du Nord. La scène finale dans le vélodrome de Roubaix a donné lieu à des moments d'émotion pure, notamment chez les commentateurs de la RTBF dont l'exultation traduisait le soulagement de tout un peuple.
La fin d'une longue attente
Le parcours de Van Aert vers ce succès était semé d'embûches. Malgré un palmarès déjà impressionnant, le coureur de 31 ans n'avait jamais réussi à s'imposer sur les Monuments flandriens, que ce soit Paris-Roubaix ou le Tour des Flandres. « Un aussi grand palmarès mais pas de Tour des Flandres ni de Paris-Roubaix. Cela semblait aussi injuste qu'incompréhensible », soulignait la presse belge.
Les obstacles s'étaient accumulés au fil des années : des revers, des maladies, des chutes, le coronavirus, et la domination de Tadej Pogacar qui venait régulièrement s'immiscer dans ses ambitions. Pour beaucoup, cette victoire répare enfin une injustice qui pesait sur la carrière du champion anversois.
Une victoire face aux meilleurs
Ce qui rend ce succès encore plus significatif, c'est la manière dont il a été obtenu. Van Aert a battu Tadej Pogacar, quadruple vainqueur du Tour de France et considéré comme l'un des meilleurs coureurs de l'histoire du cyclisme. « De la butte Montmartre jusqu'au vélodrome de Roubaix, le destin de Wout Van Aert a épousé celui de Tadej Pogacar », analysait Le Soir.
Cette victoire brise également l'hégémonie du duo Pogacar - Mathieu van der Poel qui s'était partagé les onze derniers Monuments du cyclisme. Le journaliste Maxime Jacques pour La Libre et DH/Les Sports + soulignait : « En remportant Paris-Roubaix pour la première fois de sa carrière, au terme d'une des plus belles et intenses éditions de l'Enfer du Nord, le champion de 31 ans a atteint l'un des plus grands objectifs de sa carrière ».
L'émotion d'une nation
En Belgique, la réaction a été unanime. Le Nieuwsblad titrait sobrement : « Il n'était pas le seul à pleurer », tandis que la DH/Les Sports + qualifiait le coureur d'« increvable ». La presse francophone ajoutait : « La victoire de Wout Van Aert est déjà l'un des plus grands moments d'émotions offerts par un sportif belge cette année. Ce succès fait l'unanimité et donne le sourire à tout le monde ».
Le quotidien rappelait les qualités qui font de Van Aert le chouchou des Belges : son honnêteté, son altruisme et son sens du sacrifice. Des qualités qui se sont parfois traduites par des cadeaux offerts à des équipiers ou des sacrifices pour des leaders comme Jonas Vingegaard.
La rédemption après une série de malheurs
Le Soir décrivait cette victoire comme « la victoire d'une vie » qui efface « une série illimitée de malheurs divers ». Le média francophone dressait la liste des obstacles surmontés :
- Des chutes à répétition
- Des crevaisons malencontreuses
- Des problèmes de santé
- Des interventions chirurgicales
- Des choix tactiques parfois discutables
Le journal ajoutait : « Sans parler des cadeaux offerts à des équipiers, tel Christophe Laporte à Paris-Nice (2022) et à Gand-Wevelgem (2023) ». Tous ces sacrifices et ces revers rendent cette victoire d'autant plus méritée et émouvante.
Une question rhétorique qui résume tout
Le Nieuwsblad posait une question qui en disait long sur l'universalité de ce succès : « Y a-t-il quelqu'un sur cette planète qui ne lui aurait pas souhaité cela ? ». Une interrogation rhétorique qui souligne combien cette victoire dépasse les simples clivages sportifs pour toucher à l'universel.
Dimanche, alors que Van Aert entrait en héros dans le vélodrome de Roubaix, c'est finalement lui que le monde entier félicitait. Après des années de déceptions et de sacrifices, le coureur belge peut enfin savourer un succès qui semblait lui échapper sans cesse. Pour la Belgique tout entière, cette victoire représente bien plus qu'un simple titre : c'est la récompense ultime pour un athlète qui n'a jamais cessé de se battre contre l'adversité.



