Un speaker varois raconte les coulisses du Tour de France depuis le peloton
Speaker varois : les coulisses du Tour de France

Une voix au milieu du peloton

« Gruppetto ! Attention, le gruppetto arrive… » Cette voix reconnaissable parmi les cris des spectateurs, c’est celle de Vincent Didelot. Jeudi, lors de la montée vers Saint-Léger-les-Mélèzes, il était au cœur de l’action, installé dans la voiture aux couleurs de Vélo Magazine. Le Varois, président du Vélo sport hyérois (VSH), a passé le 113e Tour de France dans la voiture « info public arrière », un véhicule spécifique au Tour, traditionnellement positionné à l’avant du peloton. Cette année, il se tenait entre le peloton et le gruppetto pour offrir une vue d’ensemble et fournir des informations précises au public.

Un rôle d’informateur et de témoin privilégié

« Je communique des éléments sur l'arrière de la course et quelques messages de sécurité », explique-t-il. Croisé au départ de Gap vendredi, il raconte les coulisses d’une course où tout peut arriver. « Il se passe tellement de choses que le public ne peut pas tout voir », insiste-t-il. Parmi les moments forts de cette édition, il cite les incidents mécaniques invisibles à la télévision. « Lors de la 18e étape, Paul Seixas a changé de vélo après le départ fictif. » Un autre épisode marquant : Milan Fretin (Cofidis), sans voiture, a dû emprunter un vélo de la voiture pré-balai pour rejoindre le gruppetto. « Ce ne sont pas toujours les situations les plus glorieuses », commente Didelot, évoquant aussi l'abandon solitaire de Tim Merlier, au milieu de nulle part.

Des coureurs proches et accessibles

Dans ces moments difficiles, les coureurs restent humains. « Sur le début du Tour, des coureurs venaient nous réclamer des bouteilles d'eau pour se rafraîchir et s'asperger », se rappelle-t-il. À l’arrière du peloton, les sprinteurs peinent dans les étapes de montagne, mais gardent le sourire. « On a vu régulièrement Julian Alaphilippe. Il garde son sourire et sa bonne humeur. Il est toujours très populaire. » Paul Seixas, lui, monte en flèche : « On voit beaucoup de pancartes à son nom. »

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Un quotidien fait de surprises et de solidarité

La voiture « info public arrière » est un poste d’observation unique. Didelot et son pilote réalisent des pointages, repèrent les abandons, aident les coureurs en détresse. « On voit des situations que le public ne voit pas, surtout des incidents mécaniques », répète-t-il. La solidarité du peloton se manifeste aussi dans ces gestes : prêter un vélo, donner une bouteille, encourager un équipier. « Il se passe tellement de choses que le public ne peut pas tout voir », conclut-il, résumant son expérience.

Avec 21 étapes, 3 500 kilomètres, et des milliers de spectateurs, le Tour de France est un spectacle total. Mais pour Vincent Didelot, c’est aussi une aventure humaine, faite de rencontres et d’instants volés à la course.

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