Gabin Moreno-Coudronniere, un jeune Sétois de 9 ans scolarisé en CE2 à l’école La Renaissance, pratique le breakdance depuis l’âge de 5 ans. Cette année, il a participé pour la première fois au championnat de France de breakdance à Caen, dans la catégorie U12, où il a décroché la septième place.
Une passion précoce pour le breakdance
« J’aime le breakdance parce que j’apprends à bien danser. Après je le montre à mes copains et ils sont impressionnés. Et en plus ça muscle mon corps et ça fait travailler le cardio », confie le jeune danseur. Avant de se rendre à Caen, il a participé au championnat d’Occitanie. Bien qu’il n’ait pas obtenu de sélection directe, il a pu se qualifier via le « Last Chance », une compétition de repêchage, comme l’explique sa maman Violaine.
Un parcours semé d’émotions
« Ce que je préfère, c’est danser en crew (en groupe) », sourit Gabin. Sa mère raconte le stress ressenti lors du championnat : « C’était stressant pour lui de danser seul pendant les championnats de France. On l’a vu une fois qu’il était dans le top 8, il a perdu ses moyens. Mais c’est normal, il est encore très jeune. » Violaine elle-même a pratiqué le breakdance dans sa jeunesse, à une époque où il n’y avait ni championnat ni cours officiels : « Nous, ce n’était pas officiel, il n’y avait pas de championnat ou de cours. On allait à la médiathèque ou dans la gare pour danser. »
Un entraînement renforcé pour l’avenir
Gabin a la chance de suivre des cours réguliers avec Driss Targhaoui, figure emblématique de la danse hip-hop en France, au sein de l’association Dimension34, fondée à Agde en 1999 et récemment étendue à Sète. « Il a des entraînements deux fois par semaine, mais avec cette participation au championnat de France, il va en avoir plus l’année prochaine, pour se préparer à la suite », précise sa maman. Le jeune b-boy (nom donné aux danseurs de breakdance) affiche une détermination sans faille : « Je veux montrer à maman que je suis le roi. Que je gagne tout et tout le monde », conclut-il.



