Céline Dumerc, ancienne joueuse emblématique de Bourges et de Basket Landes, aujourd'hui directrice sportive du club landais, ne cache pas son enthousiasme à l'approche de la finale du championnat de France féminin de basket. Cette série, qui débute ce samedi à 16 h 15 dans le Berry, oppose les deux meilleures équipes de la saison régulière et revêt une signification particulière pour celle qui a porté les couleurs de Bourges pendant onze saisons, y remportant six de ses sept titres de championne de France.
Un retour chargé d'émotion
Se rendre à Bourges reste un voyage jamais anodin pour Dumerc. « Oui, c'est toujours particulier », sourit-elle. Même si la salle de ses exploits a quelque peu changé, l'émotion est toujours présente. Et cette finale, bien qu'inédite, est on ne peut plus logique au vu de la saison régulière. « Honnêtement, c'est l'affiche que l'on a envie de voir en finale. Bourges, c'est le club le plus titré en France et même si ça fait un petit moment qu'elles n'ont pas gagné le championnat (depuis 2022), ça reste un cador. Et nous, Basket Landes, ça fait quelques années qu'on est là et qu'on gagne. C'est les premières contre les deuxièmes, il n'y a pas de surprise et c'est cool ! » se réjouit-elle.
Un parcours semé d'embûches
Malgré cette apparente logique, Dumerc admet que son équipe l'a surprise. Pour la première fois, elle était quasi certaine que cette promotion 2025-2026 remporterait au moins un titre : la Coupe de France. « C'était la première fois qu'on allait à Bercy en tant que favoris face à Villeneuve-d'Ascq. J'étais assez confiante, ce qui ne m'arrive jamais. Je savais qu'on aurait cette ambiance de communion avec le public, et on l'avait expliqué aux filles qui ne l'avaient jamais vécue. Tout le monde l'avait bien intégré et je n'ai jamais tremblé. » En revanche, le championnat a été plus stressant. « Contre Lattes-Montpellier, j'ai vraiment cru qu'on allait passer à la trappe. Personnellement, j'ai subi tout le match, ça a été très dur. Elles sont allées chercher l'énergie je ne sais où pour passer ! Après, vu notre saison, notre place était en finale et je suis contente pour les joueuses qu'elles y soient arrivées. Parce qu'elles se sont donné les moyens toute la saison d'avoir l'avantage de recevoir peut-être deux fois en terminant premières. Parfois, il faut passer par des phases difficiles, la fatigue est là mais l'excitation aussi. Ce que ce groupe-là a d'unique, c'est qu'il est vraiment dans l'instant présent, et il sait se transcender malgré la fatigue quand c'est le moment. »
La clé du match : la défense
Dumerc, récemment intronisée au Hall of Fame du basket mondial, sait que terminer le travail engagé n'est jamais simple, surtout face à une équipe de Bourges taillée pour ne pas finir une nouvelle saison sans trophée. « Cette équipe de Bourges a de très belles individualités, beaucoup de qualité offensivement. À tout moment, une Diaby, une Guapo, une Duchet, une Pouye peut enflammer le truc. La gestion du un contre un et notre capacité à bien défendre seront la clé. Si on arrive à les cadenasser et à trouver de l'allant offensif, alors on arrivera peut-être à passer là-bas. » Un discours prudent, car Dumerc sait mieux que quiconque qu'un match au Prado n'est jamais anodin.
Un rendez-vous déjà pris en septembre
Quelle que soit l'issue de cette finale, les deux clubs sont déjà certains de se retrouver en septembre pour le Match des Championnes, qui oppose traditionnellement le vainqueur du championnat à celui de la Coupe de France. Les Landaises ayant remporté la Coupe, leur présence en finale assure la qualification de leur adversaire, conformément au règlement de la LFB. Cette rencontre de gala, qui lancera la saison, aura lieu le 19 septembre, et pour la première fois, dans le cadre prestigieux de Roland-Garros.



