Une défaite cauchemardesque pour la numéro 1 mondiale
Aryna Sabalenka, tête de série numéro 1 à Roland-Garros, a vécu une déroute cinglante face à la Russe Diana Shnaider, s'inclinant après avoir mené 6-3, 5-3. La Biélorusse, encore en larmes après le match, a avoué avoir songé à abandonner le tennis. "Là tout de suite, j'ai juste envie d'arrêter le tennis", a-t-elle confié, visiblement anéantie.
Un effondrement inexplicable
Après un premier set expéditif et un début de deuxième set maîtrisé, Sabalenka a subi un brusque coup d'arrêt. Menant 5-3, elle a perdu le fil, enchaînant dix jeux consécutifs perdus. "Je jouais correctement, j'ai eu ma chance, mais j'ai merdé à la fin du 2e set", a-t-elle analysé, décrivant un "trou noir" mental dont elle n'a pu sortir.
La pression des Grands Chelems en cause ?
Interrogée sur une éventuelle pression excessive, Sabalenka a reconnu qu'elle se mettait "peut-être trop de pression pour remporter Roland et Wimbledon", les deux seuls tournois du Grand Chelem manquant à son palmarès. Elle a nié avoir pensé à la victoire finale avant l'heure, mais a admis que cela la rendait "trop émotive à certains moments".
Des conditions de jeu controversées
La numéro 1 mondiale a évoqué le vent comme facteur perturbateur, regrettant que le toit n'ait pas été fermé. "Le vent était fou", a-t-elle déclaré, avant de reconnaître que cela sonnerait comme une excuse. "On joue un tennis moche qui ne procure aucun plaisir aux spectateurs", a-t-elle ajouté, sans insister.
L'avenir incertain
Sabalenka devra "se poser pour réfléchir" à cette défaite incompréhensible. "Je suis une joueuse d'expérience, j'ai surmonté beaucoup de choses, mais là je dois comprendre pourquoi cela m'arrive", a-t-elle expliqué. Avec humour, elle a envisagé de passer sa journée dans une "smash room" pour détruire des objets, une thérapie de défoulement qu'elle pourrait partager avec son fiancé Georgios Frangulis, venu la soutenir à Paris.



