Nada Meawad, capitaine des Béziers Angels, a fixé un objectif clair pour la saison en cours : décrocher au minimum une qualification pour la coupe d'Europe, « mais aussi gagner un trophée ». La réceptionneuse-attaquante égyptienne de 28 ans s'est confiée au journal Midi Libre lors d'un entretien matinal sur le port de Colombiers, dans l'Hérault, où elle aime prendre l'air avec ses coéquipières loin des gymnases.
Une leader naturelle au rôle primordial
Arrivée au club en 2024, Nada Meawad a immédiatement reçu le capitanat des Angels, une responsabilité qu'elle connaît bien : « J'ai toujours été capitaine des équipes dans lesquelles j'ai évolué au fil de ma carrière. C'est quelque chose d'assez naturel pour moi, je pense être née avec. » Elle estime toutefois arriver à un tournant de sa carrière : « L'équipe actuelle fonctionne mieux que l'an passé, et il y a vraiment la possibilité d'aller chercher des trophées. Dès lors, je dois incarner le meilleur exemple possible vis-à-vis des autres filles. »
Malgré son statut, la numéro 7 des Angels privilégie le respect plutôt que l'autorité : « Je ne suis pas du genre à crier sur mes coéquipières, car on est avant tout des joueuses d'une même équipe, je ne suis pas au-dessus d'elles. » Cette approche, alliée à sa régularité, lui a permis de se qualifier avec l'Égypte pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028, douze ans après sa première participation à Rio.
Un avenir incertain mais une dynamique positive
Alors qu'elle entame sa dernière année de contrat avec les Béziers Angels, établis dans l'ouest Hérault depuis deux ans, Nada Meawad ne garantit pas sa présence sous le maillot bleu et rose en 2027-2028 : « C'est encore trop tôt pour dire si je prolongerai. Tout dépendra des possibilités pour le club et moi. » Pour l'instant, elle se concentre sur la dynamique actuelle de l'équipe entraînée par Fabien Simondet, qui enchaîne les victoires.
Frustrée par une grave blessure qui l'avait privée des Jeux de Tokyo en 2021, puis absente à Paris en 2024, la native du Caire espère recoudre le fil de son histoire olympique avec les « Cléopâtres » sur les plages californiennes. En attendant, elle compte bien rendre au club tout ce qu'il lui a apporté : « J'aimerais rendre au club au moins 1 % de tout ce qu'il m'a donné. Honnêtement, c'est un bonheur de nous voir enchaîner les victoires et on va tout faire pour que ça continue. »