La 6e édition de la Mercan’Tour Classic s’élance de Puget-Théniers ce mercredi 3 juin 2026 à midi, pour rallier Valberg au terme d’un parcours inchangé par rapport à l’an dernier. Le plateau, lui, est plus homogène que jamais.
Un contexte plus favorable que l’an dernier
La conférence des Nations Unies sur la Mer n’aura pas eu raison de la Mercan’Tour Classic. L’an dernier, la 5e édition de la course avait dû être avancée d’une semaine en raison de la tenue du rassemblement mondial dans la métropole niçoise. Conséquence : seulement 11 équipes et 70 coureurs s’étaient élancés de Puget-Théniers. « Ces conditions ont été dures à accepter au départ, mais on a fait le bon choix de maintenir malgré tout », se satisfait, avec le recul, le président du comité d’organisation de la course, Christophe Menei. « Les gens retiennent qu’on a eu de superbes images à la télé, une belle course et un beau vainqueur. » L’Espagnol d’Ineos Christian Rodriguez avait déposé tout le monde dans le col de la Couillole pour s’imposer en solitaire à Valberg. Cette année encore, les coureurs feront un premier passage par la station avant de franchir la ligne, une fois leur boucle terminée.
Un plateau plus équilibré
Mais, cette fois, Christophe Menei ne croit pas à un scénario d’échappée lointaine. Tout simplement parce que le retour de la course à quelques jours du Critérium du Dauphiné (désormais Tour Auvergne Rhône-Alpes) a logiquement attiré davantage d’équipes (16) et rendu le plateau plus homogène. « On repart avec un peloton ordinaire et on a quelques beaux noms. Les forces en présence sont bien réparties », estime celui qui réside justement à Valberg. Car ni Clément Venturini, vainqueur de la coupe de France 2025 et actuel leader du général, ni Jon Barrenetxea et Matthew Riccitello (2e et 3e) ne sont présents ce mercredi dans cette 10e étape de la saison de la FDJ United Series (ex-coupe de France). « On est la seule course vraiment taillée pour un grimpeur parmi les 15 manches, donc le plateau change. »
Les têtes d’affiche
L’an passé, Rodriguez sortait du lot mais, cette fois, on a Ivan Sosa (Kern Pharma), Léo Bisiaux (Decathlon CMA CGM), Guillaume Martin (Groupama-FDJ) et Jordan Jegat (TotalEnergies), entre autres, qui font partie des têtes d’affiche. « Je ne pense pas qu’une équipe puisse tout écraser, même si la Groupama semble avoir le collectif le plus homogène et que TotalEnergies vient pour la gagne », analyse l’organisateur de course. Le premier coureur cité sort d’une quatrième place sur l’édition 2024 puis d’une troisième l’an passé, tandis que Léo Bisiaux réalise un très beau début de saison, même en simple équipier de Paul Seixas (12e de Liège-Bastogne-Liège, 15e de la Flèche Wallonne). Quant à Jordan Jegat, c’est le coureur le mieux classé du général de la coupe de France à prendre le départ (4e), et également au pied du podium il y a un mois sur le Tour de Turquie.
Des locaux et des vétérans
Ajoutez à cela des locaux comme Adrien Maire (Unibet) ou Maël Guégan, un Domenico Pozzovivo de retour sur la selle à 43 ans et un Guillaume Martin tout juste papa, venu en stage personnel à Beuil ces derniers jours tout comme son équipier Quentin Pacher ; et le décor est planté. Tout ce beau monde s’expliquera au gré de 152 km et de 3 900 m de dénivelé. « Quand on fait une course d’un jour, elle doit garder une identité avec des points de passage obligés, comme ce triptyque Colmiane-Couillole-Valberg immuable », note Menei.
Un parcours inchangé
Avant d’entamer les difficultés, les 60 km de vallée sont propices à une échappée. « L’an dernier, elle n’avait pas tenu, mais on en a une jusqu’à la Couillole, en règle générale. Pourquoi pas pour Nice Côte d’Azur ? En tout cas, les courses comme celles-ci, sans beaucoup d’équipes World Tour, sont celles où il peut y avoir le plus de spectacle. Je ne vois pas quelqu’un partir de loin, ce sera vraiment une lutte jusqu’à la fin. » Les paris sont ouverts !



