Le Judo club du Gard (JCG), fondé en novembre 1946, a célébré ses 80 ans d'existence samedi 17 octobre à la Halle des sports Ludivine Furnon à Nîmes. Le club, qui compte 500 adhérents dont 320 enfants, fait partie des six plus vieux clubs de judo de France.
Un héritage fondé sur une philosophie éducative
Charles Toni, fondateur du club en novembre 1946, avait défini la mission du JCG avec des mots forts : « N'oubliez pas que notre but, en prenant un enfant, est d'essayer d'en faire un homme et un judoka. Mais si vous n'en faites qu'un judoka, notre œuvre sera incomplète et faussée. » Cette philosophie, centrée sur le développement personnel avant la performance sportive, reste le socle du club.
Décédé à la fin des années 1990, Charles Toni était « un personnage assez emblématique qui diffusait cette aura », selon l'actuel président Eric Verrier, âgé de 62 ans. Son héritage est assuré par les générations suivantes, comme le souligne Christian Roure, ancien président : « Plusieurs générations se sont succédé. Le Judo club du Gard, même s'il n'a que 80 ans, fait partie de l'histoire de Nîmes. »
Un club ancré dans l'histoire locale et nationale
Le JCG a débuté dans un dojo situé au fond d'une impasse de la rue de Beaucaire à Nîmes. Depuis, il a étendu sa renommée au niveau national, rejoignant le cercle très restreint des six plus vieux clubs de France. Christian Roure, 75 ans, qui a passé vingt-cinq ans à la présidence, a conduit le club à une 3e place aux Championnats de France par équipe jeune en 1967.
La cérémonie anniversaire a réuni d'anciens membres ayant marqué l'histoire du club, notamment Cyril Ledué, qui fut « enseignant lorsque je suis arrivé à la présidence, relève Roure. C'est le professeur qui a succédé à Charles Toni ». Cette transmission du savoir-faire se poursuit aujourd'hui, comme l'explique Eric Verrier : « Ceux qui ont été enseignants ou bénévoles pendant des années transmettent leur savoir-faire aux plus jeunes. »
Un club ouvert à tous
Le JCG ne se limite pas à la compétition. Il pratique six disciplines et accueille des publics variés. « Il n'y a pas que des jeunes. Il y a aussi des gens un peu coupés du monde à côté, ça leur permet d'avancer. Sans oublier le sport adapté », précise le président Eric Verrier. Cette ouverture reflète l'esprit du fondateur, qui voyait dans le judo un outil d'épanouissement personnel.
En célébrant ses 80 ans, le club nîmois confirme sa place dans le paysage sportif français, fort de son histoire et de sa capacité à transmettre ses valeurs aux nouvelles générations.