France-Paraguay : les Bleus en quarts, prochain défi face au Maroc
France-Paraguay : les Bleus en quarts, prochain défi face au Maroc

De notre envoyé spécial à Philadelphie,

Après une soirée à avoir tenté d’arracher tous les ligaments et les os du moindre joueur qui portait un maillot bleu, les joueurs paraguayens ont eu, quand même, un éclair de lucidité, lorsqu’il a fallu parler de l’équipe de France. « Ils font un super tournoi, la France est favorite pour le titre de champion du monde », a ainsi assuré en zone mixte le gardien Orlando Gill, qui a encore sorti quelques grosses parades devant Kylian Mbappé, unique buteur de la soirée (0-1).

Un début de tournoi parfait mais des adversaires à la hauteur ?

Dans les pas de son meilleur buteur et de cette attaque de fou, l’équipe de France a réalisé un début de Coupe du monde parfait. Et on l’imaginait partir pour une nouvelle démonstration face à l’Albirroja en huitième de finale samedi. Mais face au cartel d’Asuncion, la partie a été beaucoup moins tranquille pour les Bleus, obligés de réserver un créneau Doctolib à chaque tacle de la sélection sud-américaine. Il n’empêche, les hommes de Didier Deschamps sont quand même en quart de finale, avec cette « mission » de décrocher une troisième étoile.

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Une poule de la mort ? Pas vraiment

Si les Tricolores ont réussi un début de compétition parfait, on en vient quand même à se demander s’ils ont eu, face à eux, des adversaires vraiment à la hauteur. Le Sénégal, champion ou vice-champion d’Afrique, avait, sur le papier, toutes les cases pour embêter les champions du monde 2018. Mais après une première période accrochée, les Lions de la Teranga ont complètement craqué (3-1), comme lors de la fin de match face à la Belgique.

Est venue ensuite l’Irak (3-0), et même si Didier Deschamps n’a cessé de répéter qu’il ne fallait pas sous-estimer cette équipe, il y avait quand même un monde d’écart avec nos Bleus. La même chose avec l’équipe B de la Norvège (3-1), sans Erling Haaland ou Martin Odegaard, qui a été alignée par Stale Solbakken en prévision de la suite de la compétition.

Pour le premier match à élimination direct, les Français ont eu la chance de tomber face à la Suède (3-0), une équipe qui avait terminé dernière de son groupe de qualification, sans aucune victoire. Tout est beaucoup trop simple. Tout le peuple bleu blanc rouge attendait donc avec impatience le choc face à l’Allemagne en huitième de finale, pour un premier vrai test. En vain, nos chers voisins trouvant le moyen, encore une fois, d’être sorti de manière très précoce d’une Coupe du monde.

Le Paraguay, un test inattendu

C’est donc face au Paraguay, et son bloc très très bas, que les Français ont éprouvé le plus de difficultés sur ce Mondial. Pas forcément ce qu’on aurait imaginé, mais un bon test avant les plus grosses échéances. « Ça va servir en expérience, car il y a beaucoup de joueurs pour qui c’est la première Coupe du monde, a assuré Didier Deschamps après la rencontre. On savait que ça allait être un environnement particulier et je suis convaincu que ça nous servira. »

Le Maroc, le vrai premier gros choc

Il est donc temps que les Français se retrouvent face à un adversaire à leur niveau. Cela pourrait être le Maroc, le prochain adversaire des Bleus en quart de finale de ce Mondial, jeudi à Boston. Une petite revanche de la demi-finale de la Coupe du monde 2018 au Qatar où les Bleus s’étaient imposés. Ce match face aux champions ou vice champions d’Afrique (ne blessons personne) sera vraiment le premier gros choc pour les Bleus, alors que les Marocains ont enchaîné les gros rendez-vous, en ayant déjà joué face au Brésil et les Pays-Bas.

« Le Maroc fait partie des meilleures équipes, il l’a montré il y a quatre ans à Doha et en atteignant la finale de la CAN, indiquait Didier Deschamps. Ils confirment que c’est une très bonne équipe, on n’arrive pas en quarts de finale de Coupe du monde par hasard. »

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Les Lions de l’Atlas ont surtout tout pour embêter la France, à commencer par un milieu de terrain jeune et incroyable, avec Ayyoub Bouaddi, Azzedine Ounahi et Neil El-Aynaoui, qui pourrait faire énormément de mal aux Bleus, qui risquent d’être privés d’Aurélien Tchouameni, blessé aux adducteurs. Depuis le début de ce Mondial, l’entrejeu tricolore, qui a l’habitude de garder le ballon, n’a jamais trouvé face à lui d’adversaire aussi redoutable.

Le Maroc possède également des joueurs de top niveau comme Yassine Bono, Achraf Hakimi ou Brahim Diaz. « On va se concentrer, on va jouer, on sait que c’est une très bonne équipe, on est très contents de jouer contre eux, a commenté Kylian Mbappé sur M6. On va donner le meilleur de nous-mêmes pour continuer notre chemin. » Un chemin qui s’annonce enfin corsé, avec cet affrontement face au Maroc en préambule avant de retrouver, pourquoi pas, l’Espagne en demi-finale. C’est maintenant que ça devient excitant. Dommage d’avoir dû attendre plus de trois semaines.