Publicité Vainqueurs il y a 20 et 10 ans, les « papis » Fernando Alonso et Lewis Hamilton font de la résistance au Grand Prix F1 de Monaco. Fernando Alonso et Lewis Hamilton ont quarante ans passés. L’Espagnol bataille sur le circuit du Grand Prix F1 de Monaco depuis 2001, 25 ans déjà ! Lewis Hamilton, 2007. Alors qu’ils sont encore sur la piste pour cette 83e édition, retour sur leurs victoires respectives en Principauté il y a vingt et dix ans. Un sacré coup de(s) vieux…
Le prince Albert II remet le trophée à Fernando Alonso après sa victoire au Grand Prix F1 de Monaco 2006.
28 mai 2006. L’iPhone n’existe pas. Zidane s’apprête à martyriser une seconde fois le Brésil en Coupe du monde. Barack Obama n’est encore qu’un illustre inconnu en France. Et Lance Stroll a 7 ans. On ne sait pas si le pilote canadien d’Aston Martin était devant sa télé ce jour-là, pour assister au triomphe de Fernando Alonso en Principauté à bord de sa sublime Renault R26. Ni s’il imaginait que, vingt ans plus tard, le dimanche 7 juin 2026, il pétaraderait dans les rues monégasques aux côtés de l’Espagnol, son coéquipier depuis 2023.
Aston Martin dévoile une livrée spéciale pour le Grand Prix F1 de Monaco 2026
Vingt piges mazette ! Deux décennies après une édition qui a longtemps fait jaser. À l’époque, le duel pour le sacre mondial oppose « Le Taureau des Asturies » au « Baron Rouge », déjà quintuple vainqueur en terre princière, Michael Schumacher. Le champion du monde en titre allemand n’est pas descendu de son trône depuis 2000. Lassés de ce règne, les prétendants ont les pneus qui chauffent. En qualifications, le samedi, c’est bien l’homme aux sept couronnes mondiales qui affiche le meilleur temps du premier run de Q3. Mais la séance est loin d’avoir rendu son verdict. Alonso, alors en tête du championnat des pilotes avec une avance de 15 points, répond. Dans un ultime assaut, il prend deux dixièmes d’avance sur l’Allemand au second intermédiaire, lui-même lancé dans son dernier tour. Et puis… la Ferrari s’immobilise, dans le virage de la Rascasse. Drapeau jaune. Un « incident » qui empêche les disciples d’améliorer leur chrono, et qui assure la pole position au maître. Mais aurait-il… triché ? Malgré sa défense, les commissaires annuleront ses temps. La sanction ? Départ en fond de grille le lendemain. Malgré une remontée spectaculaire jusqu’à la 5e place, c’est bien « Le Taureau des Asturies » qui s’imposera, et évitera donc l’estocade.
Duel fratricide et « vraie guerre »
29 mai 2016. TikTok n’existe pas. La France n’a pas encore ramené la deuxième coupe à la maison. Donald Trump s’apprête à faire une entrée fracassante à la Maison Blanche. Et le pilote allemand de chez Mercedes Nico Rosberg vient de réaliser le triplé en Principauté [de 2013 à 2015, ndlr]. Son coéquipier n’y a pas assisté devant son écran. Il était là, sur la piste. À la recherche d’un deuxième trophée sur le circuit monégasque. Lewis Hamilton est double champion du monde en titre. Les liens d’amitié qu’il partageait avec Nico Rosberg se détériorent. « Il n’y avait plus de relation. C’est de la vraie guerre. C’est comme la guerre. Pas de relation. On ne se parle pas. La guerre ! », racontera plus tard l’Allemand. Ambiance… Deux semaines avant le rendez-vous à Monaco, les deux « Flèches d’argent » se livrent un duel fratricide à Barcelone, qui ne résistera pas au premier tour. Les deux pilotes se percuteront avant le quatrième virage.
Une 44e victoire en carrière pour Lewis Hamilton, son numéro fétiche visible sur sa monoplace depuis 2014. Tout ça en Principauté. La pression retombe, un peu. Nico Rosberg s’élance de la 2e position en Principauté, Lewis juste derrière. Sur une piste détrempée, le second se montre plus incisif. Et luttera jusqu’au bout avec Daniel Ricciardo, l’Australien de chez Red Bull, en tête, trahi par ses mécaniciens lors d’un arrêt au stand très mal géré. Le Britannique s’envole vers la victoire. Mais à la fin de la saison, il ne réussira pas à décrocher une troisième couronne d’affilée, chipée par… son frère ennemi, qui d’autre ? Pour l’anecdote, Sir Lewis signe ici sa 44e victoire en carrière, son numéro fétiche. Et c’était à Monaco.
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