À partir de ce vendredi 1er mai, les automobilistes de Charente-Maritime qui utilisent leur téléphone au volant s'exposent à une suspension de leur permis de conduire. Cette mesure répressive, qui succède à une phase d'avertissement, vise à réduire le nombre d'accidents mortels liés à cette pratique.
Une répression ciblée
Contrairement à une idée reçue, tous les conducteurs ne seront pas systématiquement sanctionnés par une suspension. Les forces de l'ordre feront preuve de discernement. Les automobilistes sans antécédents routiers écoperont généralement d'une amende de 135 euros et d'un retrait de trois points, comme auparavant. La suspension, d'une durée minimale de quinze jours et pouvant aller jusqu'à six mois, sera réservée aux cas les plus graves, notamment en cas de récidive.
Un processus en plusieurs étapes
Lorsqu'un conducteur est contrôlé avec un téléphone en main, l'agent verbalisateur évalue d'abord la pertinence d'une suspension. Si celle-ci est jugée légitime, le dossier est transmis à l'officier du ministère public, puis aux services de la préfecture. Les antécédents routiers, même pour des infractions mineures comme des excès de vitesse, peuvent justifier une suspension.
Objectif : réduire la mortalité
En 2025, la Charente-Maritime a enregistré 45 décès sur les routes, dont sept accidents mortels impliquant l'usage du téléphone. Le sous-préfet Raphaël Farges indique que le dispositif est lancé avec une cible prioritaire : les récidivistes. Un bilan sera effectué dans trois à quatre mois, et la mesure pourrait durcir à l'avenir. L'objectif est clair : faire baisser le nombre de tués sur les routes.



