Sursaut nécessaire dans le cortège parisien contre les violences sexuelles
Sursaut nécessaire dans le cortège contre les violences sexuelles

Les organisateurs de la marche contre les violences sexuelles à Paris tirent la sonnette d'alarme. Alors que le cortège annuel peine à maintenir sa mobilisation, ils appellent à un « sursaut » pour relancer la dynamique. Selon les chiffres communiqués par les associations, la participation a chuté de 30 % par rapport à l'année précédente, avec seulement 12 000 manifestants en 2025 contre 17 000 en 2024.

Un appel à la mobilisation

« Il faut qu'il y ait un sursaut dans le cortège parisien de lutte contre les violences sexuelles », a déclaré Marie Dupont, porte-parole du collectif #NousToutes. « L'urgence d'un changement se fait sentir, car les violences ne diminuent pas. » Elle souligne que les agressions sexuelles signalées ont augmenté de 15 % en Île-de-France sur la même période, selon les données de la préfecture de police.

Les organisateurs pointent du doigt un essoufflement médiatique et politique. « Les promesses du gouvernement après le mouvement #MeToo ne se sont pas concrétisées », déplore Dupont. « Nous avons besoin d'un engagement fort et visible. »

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Des revendications précises

Le cortège, prévu le 8 mars 2026, exige notamment le doublement du budget alloué à la lutte contre les violences sexuelles, actuellement de 200 millions d'euros, ainsi que la création de 500 nouvelles places d'hébergement d'urgence pour les victimes. Les associations réclament également une formation obligatoire des forces de l'ordre sur le recueil des plaintes.

« Sans ces mesures, les victimes continueront à souffrir en silence », insiste Dupont. Le collectif prévoit des actions de sensibilisation dans les lycées et les universités d'ici la marche, espérant attirer les jeunes générations.

Un contexte national tendu

Cette mobilisation intervient dans un climat social tendu, marqué par des grèves et des manifestations contre la réforme des retraites. Les organisateurs craignent que la cause ne soit reléguée au second plan. « Nous ne devons pas laisser les violences sexuelles être oubliées », avertit Dupont.

Le gouvernement, de son côté, affirme avoir pris des mesures, notamment via le plan « Tous unis contre les violences sexuelles » lancé en 2023. Mais les associations jugent ces actions insuffisantes. « Les chiffres parlent d'eux-mêmes », conclut Dupont.

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