Dans une tribune publiée par Le Monde, un collectif de personnalités et d'experts appelle à interdire l'accès des mineurs aux réseaux sociaux, qualifiant cette mesure de « protection d'urgence de la santé comme de la liberté de nos enfants ». Les signataires estiment que les plateformes numériques exposent les jeunes à des risques graves pour leur développement psychologique et leur sécurité.
Une menace pour la santé mentale des jeunes
Selon les auteurs de la tribune, l'utilisation des réseaux sociaux par les mineurs est associée à une augmentation des troubles anxieux, de la dépression et des troubles du sommeil. Ils citent des études montrant que les adolescents passant plus de trois heures par jour sur ces plateformes présentent un risque accru de 60 % de souffrir de détresse psychologique. « Les réseaux sociaux sont conçus pour capter l'attention et créer une dépendance, ce qui nuit à la capacité des jeunes à se concentrer, à interagir socialement et à développer une estime de soi saine », écrivent-ils.
Une mesure de protection et de liberté
Les signataires, parmi lesquels figurent des médecins, des psychologues, des enseignants et des responsables associatifs, défendent l'interdiction comme un acte de protection, et non de censure. « Protéger les mineurs des méfaits des réseaux sociaux, c'est aussi préserver leur liberté de grandir sans être manipulés par des algorithmes », affirment-ils. Ils rappellent que des pays comme la France ont déjà adopté des lois pour restreindre l'accès des mineurs à certains contenus, et que l'interdiction des réseaux sociaux s'inscrit dans cette logique.
Un appel à une action politique rapide
Le collectif demande au gouvernement de légiférer rapidement pour mettre en place cette interdiction, en s'appuyant sur des mécanismes de vérification de l'âge obligatoires. Ils soulignent que les plateformes elles-mêmes reconnaissent les risques, mais que leurs mesures d'autorégulation sont insuffisantes. « Il ne s'agit pas de diaboliser la technologie, mais de donner aux parents et aux éducateurs les moyens de protéger les enfants », concluent-ils. L'initiative vise à déclencher un débat national et à inciter les pouvoirs publics à agir sans délai.



