Mardi 25 juillet, la France métropolitaine a connu une chaleur exceptionnelle. Selon une analyse du journaliste et météorologiste Ben Noll du Washington Post, basée sur les données du Centre européen pour les prévisions météorologiques, seules 0,8% de la surface du globe ont affiché des températures supérieures à celles de la France ce jour-là. Ces zones comprenaient l'ouest du désert du Sahara, une partie du Moyen-Orient, quelques endroits dans le sud-ouest des États-Unis, ainsi que quelques points dans le sud de l'Espagne.
Un indicateur thermique national record
Météo-France a annoncé ce mercredi que l'indicateur thermique national des températures maximales, calculé à partir de 30 stations de référence, a atteint 38,2°C mardi. Ce chiffre dépasse largement le précédent record du 5 août 2003, qui était de 37,7°C. Cette chaleur inédite s'inscrit dans un épisode caniculaire qui touche le pays.
Vigilance rouge et prévisions alarmantes
Ce mercredi et jeudi, Météo-France a placé 58 départements en vigilance rouge canicule, le niveau d'alerte le plus élevé. Dans son bulletin de prévisions de 10 heures, l'organisme prévoit des températures maximales « exceptionnellement élevées » sur la majeure partie du pays, avec 39°C à 42°C sur une grande moitié ouest. « Il faut s'attendre à ce que de nouveaux records soient battus, y compris tous mois confondus », avertit le bulletin.
Un phénomène mondial limité
La carte publiée par Ben Noll montre que la France a été l'un des endroits les plus chauds de la planète mardi, avec seulement 0,8% des terres émergées connaissant des températures plus élevées. Cette situation souligne l'intensité exceptionnelle de la canicule actuelle en France.



