Pétition contre les logements bouilloires : les bailleurs sous pression
Pétition contre les logements bouilloires : bailleurs sous pression

Une pétition lancée par l'association Consommation Logement Cadre de Vie (CLCV) exigeant des mesures drastiques contre les propriétaires de logements bouilloires a déjà recueilli plus de 150 000 signatures. Le texte, adressé au ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, demande l'application de sanctions financières pour les bailleurs qui ne respectent pas les obligations de rénovation énergétique.

Des logements surchauffés l'été

Les logements bouilloires, ou passoires thermiques, sont des habitations mal isolées qui deviennent invivables en été à cause de la chaleur. Selon la CLCV, environ 4,8 millions de logements en France sont concernés par ce phénomène, aggravé par le changement climatique. La pétition souligne que ces logements sont non seulement inconfortables, mais aussi dangereux pour la santé des occupants, en particulier les personnes âgées et les enfants.

L'association rappelle que la loi Climat et Résilience de 2021 impose un diagnostic de performance énergétique (DPE) et interdit la location des logements classés G (les plus énergivores) à partir de 2025. Cependant, les sanctions prévues sont jugées insuffisantes par les militants.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des mesures concrètes réclamées

La pétition demande notamment :

  • L'obligation pour les propriétaires de réaliser des travaux d'isolation dans un délai de deux ans, sous peine d'une amende pouvant aller jusqu'à 50 000 euros.
  • La mise en place d'un fonds d'indemnisation pour les locataires victimes de logements bouilloires.
  • L'interdiction de la location des logements classés F et G à partir de 2024, soit un an plus tôt que prévu.

Selon la CLCV, « il n'y a qu'une solution : toucher à la rente des bailleurs » en les contraignant financièrement. L'association estime que les propriétaires préfèrent souvent laisser leurs logements vacants plutôt que d'investir dans la rénovation, ce qui aggrave la crise du logement.

Réactions du gouvernement

Interrogé sur le sujet, le ministère de la Transition écologique a indiqué que le gouvernement suit de près la situation et que des mesures complémentaires pourraient être annoncées prochainement. Toutefois, aucune décision concrète n'a été prise à ce stade. La pétition, qui continue de recueillir des signatures, devrait être remise au ministre dans les prochaines semaines.

Les associations de locataires espèrent que cette mobilisation citoyenne fera pression sur le gouvernement pour accélérer la transition énergétique du parc immobilier français, alors que la canicule de l'été 2023 a déjà fait des victimes dans des logements mal isolés.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale