Interdiction du portable au lycée : une élève de Nice juge la mesure « exagérée »
Portable au lycée : une élève de Nice juge la mesure exagérée

Lisa, 17 ans, élève de terminale au lycée du Parc Impérial à Nice, estime que l'interdiction du téléphone portable dans les établissements scolaires est « exagérée ». La mesure, annoncée pour la rentrée 2026, laisse les enseignants et les élèves dans le flou quant à son application pratique.

Une mesure floue dans les lycées niçois

Lors de sa rentrée, Lisa n'a eu qu'une heure de cours, durant laquelle le professeur a évoqué la nouvelle règle. « Il ne savait pas comment ils allaient nous interdire le portable, où nous allions les mettre, ni si c'était aussi dans les couloirs, dans la cour ou seulement en classe », détaille la jeune fille. Son smartphone est donc resté dans son sac, comme d'habitude, faute de consignes précises.

La situation est identique dans d'autres établissements : « J'ai des copines dans d'autres lycées pour qui c'est la même chose. Ils ne savent pas comment appliquer l'interdiction », confie-t-elle. Au lycée Saint-Exupéry de Saint-Raphaël, par exemple, aucune collecte des téléphones n'est prévue, mais les élèves doivent les laisser au fond du sac.

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Une mesure jugée excessive pour les élèves responsables

Lisa, qui vient d'avoir l'âge de conduire, s'interroge : « J'ai l'âge de conduire, mais pas d'avoir mon portable ? C'est exagéré. C'est une relation de confiance avec le prof. Si on me dit de ne pas l'utiliser en cours, je ne l'utilise pas. » Elle reconnaît toutefois que le téléphone peut distraire, même dans un sac : « S'il y a une notif, tu as envie de scroller. »

L'élève espère que le dispositif ne consistera pas à déposer son portable dans un casier à l'entrée du lycée. Elle suggère plutôt une boîte dans chaque classe pour déposer les téléphones en début de séance et les récupérer à la fin. « Oui, comme ça, ce serait mieux », dit-elle. Elle anticipe néanmoins des contournements : « Je pense qu'il y aura toujours des élèves qui prendront un deuxième téléphone pour servir de dupe et pour garder le leur. Ils seront juste plus discrets. »

Des priorités jugées ailleurs

Lisa conclut : « Franchement, je conçois que ça va permettre à certains d'être plus concentrés en classe, mais il y a mille autres choses à faire avant pour que l'on étudie dans de meilleures conditions : du chauffage l'hiver, des fenêtres qui ne sont pas cassées, des volets qui fonctionnent. » Selon elle, l'interdiction du portable ne résout pas les problèmes de fond des conditions d'étude, et son application reste incertaine dans les lycées, faute de directives claires.

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