Sénatoriales Var : une candidate LFI menacée de viol et de mort
Sénatoriales Var : candidate LFI menacée de viol

Lilia Mebarkia, candidate de La France insoumise (LFI) aux élections sénatoriales dans le Var, a déposé plainte le 26 août pour « menace de crime et de délit » après avoir été la cible de messages violents sur Instagram. L'expéditeur, un internaute utilisant le pseudo « Mounir de Nice » et se présentant comme « de l'extrême droite », a proféré des menaces de viol et de mort à son encontre, ainsi qu'à l'encontre de ses trois enfants.

Des menaces explicites et répétées

Dans sa plainte, consultée par nos soins, Lilia Mebarkia raconte avoir été « harcelée » via Instagram par cet individu. Il lui aurait notamment écrit « connaître tout de [sa] vie » et « préparer un plan pour [la] descendre dans une cave qu'il a repérée pour [lui] faire du mal, un endroit insonorisé, où il va [la] violer devant [ses] enfants ». D'autres messages mentionnent : « Profite de la vie, ta vie va changer après mon passage ».

Les dizaines de messages envoyés, également consultés, contiennent des insultes à caractère raciste, des appels à l'« extermination », et des déclarations de soutien à « Marine Le Pen et Jordan Bardella ». Lilia Mebarkia a tenté d'éconduire son interlocuteur à plusieurs reprises, sans succès. Il a poursuivi avec des messages tels que « Je vais te violé », « Je vais séquestré », « Je vais te rabaiser et faire de toi une bonne esclave qui aura peur », « Je viens de la part d'une personne qui m'envoi pour te tué » ou encore « Avec ton fils ta signé ton arrêt de mort ». Il a également envoyé une photo d'un homme cagoulé tenant un fusil automatique.

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Un contexte de tensions croissantes

Cette plainte intervient après deux autres dépôts de plainte. Début août, Lilia Mebarkia, conférencière en sciences sociales, avait signalé une effraction à son domicile avec vol de plusieurs appareils électroménagers. « Je suis allée à Fréjus passer quelques jours avec mes enfants chez une amie, indique-t-elle aux enquêteurs. À mon retour, j'ai découvert mon appartement cambriolé et dégradé du sol aux murs. »

La militante évoque également une précédente dégradation survenue lors de la campagne des municipales de Toulon, où elle figurait sur la liste LFI d'Isaline Cornil. Les quatre roues de la « poussette handicapée » d'un de ses enfants avaient été endommagées « à coups de couteau ». La veille, elle avait croisé « un voisin portant le sigle d'un groupuscule d'extrême droite sur sa veste en jean » qui lui demandait si elle était bien mélenchoniste.

Une plainte pour faire cesser les menaces

Lilia Mebarkia a choisi de briser le silence afin de « que la police remonte au plus vite l'adresse IP » et de mettre fin à « la situation gravissime [qu'elle] traverse ». Elle a déposé plainte auprès du commissariat de Toulon. Le pseudo « Mounir de Nice » a été utilisé via plusieurs comptes Instagram. Les autorités sont désormais chargées d'identifier l'auteur des faits.

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