À la résidence universitaire Twenty Campus Nice Joia, située dans le quartier Méridia, les étudiants vivent un véritable calvaire thermique. Depuis des mois, ils dénoncent un système de refroidissement défectueux qui transforme leurs chambres en fournaise, avec des températures atteignant 31 à 32°C la nuit.
Des conditions de vie invivables
Bernardo, stagiaire, a invité un journaliste à constater la chaleur dans son appartement en pleine journée. Le thermomètre affichait près de 31°C. « C’est tout simplement invivable. On ne peut pas travailler ni réviser. Cela a un vrai impact sur la qualité de vie, on dort très mal », témoigne-t-il. Il craint également pour sa santé : « Comme spécifié sur mon certificat médical, je cours un risque à vivre dans un environnement très chaud car je peux me déshydrater très rapidement à cause de mon traitement. »
Un système géothermique inactif
Selon Bernardo, l'immeuble est équipé d'un système de refroidissement géothermique, mais il n'est jamais enclenché, même en période de canicule. « C’est incompréhensible et énervant car on constate que le système n’est pas allumé alors qu’il existe. Nous avons des photos qui le prouvent. De plus, on se sent arnaqué car on paye ce système dans notre loyer », déplore-t-il.
Des démarches sans réponse
Depuis plusieurs semaines, Bernardo et ses camarades multiplient les appels auprès de l'agence gestionnaire et de l'entreprise responsable du système, sans obtenir de réponse. Faute de solution, Bernardo a saisi le Service Hygiène et Santé de la Mairie de Nice. « J’ai récemment saisi le Service Hygiène et Santé de la Mairie de Nice, en espérant que cela puisse faire avancer les choses », explique-t-il.
Un problème qui dure depuis deux ans
Safa, résidente depuis 2024, confirme que cette chaleur estivale est récurrente depuis l'inauguration. « C’est un problème continu. À chaque fois que je pars en vacances, je me dis que le problème sera réglé à mon retour. Mais ce n’est toujours pas le cas », dit-elle. Jade, récemment emménagée, évoque des conditions « pesantes » moralement : « Ça pousse à changer certaines habitudes. Par exemple, j’essaye autant que possible de ne pas cuisiner dans mon appartement car cela crée une atmosphère étouffante. »
Contactée, la société Twenty Campus n’a pas souhaité s’exprimer sur cette problématique.



