Les habitants de Saint-Isidore, un quartier de l'ouest de Nice en pleine expansion, réclament un AnimaNice plus grand, avec davantage de créneaux et de disciplines. La structure municipale, victime de son succès, ne parvient plus à satisfaire toutes les demandes, et la Ville assure étudier « différentes solutions ».
Des locaux partagés avec la police municipale
La salle de danse de l'AnimaNice de Saint-Isidore est située juste à côté de la police municipale, dans le même couloir. Les deux structures partagent leurs locaux, une promiscuité qui complique l'organisation des cours. « Ce n'est pas très commode parce qu'on ne peut pas mettre la musique trop fort au risque de les déranger », affirme Elodie Perrino, qui donne notamment des cours de zumba et de kangoo jump. « Or pour ces disciplines, il faut du rythme et du son ! »
Son mari, Kevin Perrino, président de l'association Muevelo, résume le problème : « Nous manquons de salles et de créneaux dans le quartier pour satisfaire les envies de sport de tous. » Une maman, qui attend sa fille à la sortie d'un cours de danse, abonde : « C'est chouette les activités qu'il y a à l'AnimaNice mais il n'y en a pas assez. J'aimerais qu'on ait plus de créneaux et plus de choix. On est un peu à l'étroit ici. »
Une offre de loisirs qui ne suit pas le développement du quartier
Le quartier de Saint-Isidore s'est considérablement développé ces dernières années, avec la construction de logements et l'arrivée de nouvelles familles. Mais l'offre de loisirs n'a pas suivi, selon les habitants. Une mère de famille, qui a dû s'inscrire dans un autre AnimaNice, témoigne : « Le problème est que le quartier s'est beaucoup développé ces dernières années mais l'offre de loisirs ne suit pas. C'est valable pour les enfants comme pour les adultes. J'ai été obligée de m'inscrire dans un autre AnimaNice. Mais ce n'est pas pratique car, par exemple, aller de Saint-Isidore à Caucade ou Magnan à l'heure de pointe, ça prend du temps. Je sais bien qu'il y a des propositions dans le privé, mais les tarifs sont très chers : lorsqu'on a plusieurs enfants, ça coûte vite une fortune. »
Frédéric Ricci, président du comité de quartier, constate : « Des logements ont été construits, des familles sont arrivées mais les infrastructures n'ont pas suivi. On ne fait que ça de solliciter la mairie. Mais il faudrait trouver un terrain et de l'argent pour bâtir un nouveau complexe. Nous aimerions aussi un nouveau clos de boules pour jouer à la pétanque. »
Des demandes de city stade et de nouvelles infrastructures
La vice-présidente du comité de quartier, Sandrine Sifflet Capon, ajoute : « Il faudrait aussi créer un city stade. Actuellement, on a un city-foot mais il faudrait un lieu où les enfants et les ados pourraient jouer, et pas qu'au ballon. » Ces demandes témoignent d'un besoin croissant d'équipements sportifs et de loisirs pour tous les âges dans ce quartier en plein essor.
La saturation des deux salles disponibles de l'AnimaNice est telle que les associations déjà accueillies souhaitent développer leurs activités, tandis que de nouvelles demandes sont régulièrement formulées. Les habitants plébiscitent la structure municipale et en veulent davantage.
La Ville de Nice « étudie différentes solutions »
Sollicitée, la Ville de Nice explique être « pleinement consciente des difficultés rencontrées par le centre AnimaNice de Saint-Isidore, notamment du manque de locaux qui ne permettent pas toujours de répondre de manière satisfaisante à l'ensemble des besoins. Cela entraîne une forte saturation des deux salles disponibles, alors même que les associations déjà accueillies souhaitent développer leurs activités et que de nouvelles demandes sont régulièrement formulées. »
Face à ce constat, la municipalité indique « étudier les différentes solutions qui pourraient permettre d'améliorer les conditions d'accueil et d'accompagner le développement des activités sur ce secteur ». Elle rappelle que l'offre d'activités du quartier s'inscrit « dans un environnement local dynamique et complémentaire » avec les structures associatives et privées. En attendant, les habitants de Saint-Isidore espèrent que ces études aboutiront rapidement à des aménagements concrets pour répondre à la demande croissante de sport et de loisirs dans leur quartier.



