Léonie Rives, mémoire du causse Méjean, s'éteint à 107 ans
Léonie Rives, 107 ans, mémoire du causse Méjean

Figure emblématique du causse Méjean, Léonie Rives s'est éteinte ce samedi 12 juillet à l'âge de 107 ans. Institutrice devenue mémoire vivante de ce plateau lozérien, elle était connue pour sa gentillesse et son optimisme inébranlable.

Une vie marquée par la ruralité

Née le 17 avril 1918 à Montignac, sur la commune de La Malène, Léonie Rives a grandi dans un environnement rural rude. Fille naturelle, elle a été élevée par sa mère Antonie, qui travaillait dans les fermes. Malgré les difficultés, sa mère a tout fait pour qu'elle devienne institutrice, un métier qui la passionnera toute sa vie.

Léonie se souvient des hivers rigoureux, des longues marches à pied et du travail des champs. « On n'était pas riches », confiait-elle en 2023. « Quand on est jeune, on est toujours content », ajoutait-elle avec le sourire.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une institutrice respectée

Elle a fait presque toute sa carrière à Drigas, sur le causse Méjean. « J'ai aimé cette vie avec les enfants », racontait-elle. Elle accueillait des petits qui n'étaient jamais allés à l'école, souvent en larmes le matin. Elle les consolait et les instruisait avec patience.

Avec le curé, l'institutrice était une personne lettrée à qui l'on faisait confiance. Léonie aidait les habitants pour les papiers, lisait les lettres et s'occupait des cartes de ravitaillement pendant la guerre. Sa petite-fille Dominique se souvient : « Les gens la trouvent géniale parce qu'elle est toujours positive. »

Une force de caractère exceptionnelle

Mariée à son cousin germain André Rives, épicier ambulant puis facteur, elle a eu quatre enfants, tous décédés avant elle. Malgré ces épreuves, elle gardait un moral d'acier. « Elle se réveille en chantant ! », s'enthousiasmait une soignante. Connaissant des chansons par cœur, elle illuminait son entourage.

En 1970, elle devient la première présidente de la section Troisième âge de l'association Le Méjean. Sa santé était remarquable : elle ne prenait aucun traitement et, après une opération du col du fémur, les médecins lui ont dit qu'elle avait un cœur de vingt ans.

Un dernier hommage sur le causse

Léonie Rives reposera sur son cher causse. Un hommage lui sera rendu mercredi 16 juillet à 13h30 à l'hôpital de Florac, suivie d'une cérémonie religieuse à 15h en l'église d'Hures et de l'inhumation au cimetière communal.

Midi Libre présente ses condoléances émues à sa famille et gardera le souvenir de ce visage joyeux et bienveillant. Comme elle le disait elle-même, elle ira direct au paradis, car elle n'a jamais fait de mal à personne.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale