Les Bleus à Boston : entre fast-food et cuisine gastronomique
Les Bleus à Boston : fast-food et gastronomie

De notre envoyé spécial à Boston, après six jours de résistance, le premier burger a été avalé chez Shake Shack. Un passage presque obligé dans une ville où chaque station-service possède son McDonald's. Dans cet environnement calorique, il est plus facile et moins cher de manger des burgers que des salades. Les joueurs de l'équipe de France, installés en centre-ville, auraient pu succomber.

Quelques écarts mais une discipline générale

Certains ont cédé : Malo Gusto, Désiré Doué et Bradley Barcola ont été vus chez Shake Shack lors de leur première soirée libre. Kylian Mbappé a été aperçu avec des boîtes de donuts Krispy Kreme dans le car. Mais ce fut limité.

Un chef français au Four Seasons

Logés au Four Seasons, privatisé pour la durée de la Coupe du monde, les Bleus bénéficient de la cuisine du chef français Patrice Martineau, formé dans des restaurants étoilés en Bourgogne. Le Four Seasons précise que ses menus allient cuisine de Nouvelle-Angleterre et raffinement européen, avec des produits locaux de l'Atlantique.

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Xavier Rousseau, chef cuisinier des Bleus depuis 2017, supervise les repas sous forme de buffet. Dans une vidéo de la FFF, il détaille le buffet froid (légumes, compositions, charcuterie), le buffet chaud (pâtes, riz, brocolis, viande, poisson) et les desserts (fruits, laitages, gâteaux). L'entourage de l'équipe confirme : « Franchement, ils mangent bien. Les produits sont très bons, on a tout sur place. »

La France voyage léger

Contrairement au Qatar, les Bleus n'ont quasiment rien emporté de France, seulement des condiments. À l'inverse, la Norvège a apporté 300 kg de poissons, 116 kg de fromage brun et 6 000 oranges pour Erling Haaland. L'encadrement tricolore reste circonspect : « Même si la plupart des fruits et légumes viennent de Californie, il n'y a que du frais ici. Et on est à côté de l'océan, donc on a plein de produits de la mer. »

Flo, manager du Café Sauvage à Boston, confirme : « Ici, tout vient de Californie ou du Mexique. La qualité est bonne, mais ils ajoutent des pesticides. Le bio est difficile à trouver. Avec un bon chef, pas de problème, mais il faut faire attention : on croit manger sain, mais il y a du sucre et du gras. »

Boston offre aussi de bonnes adresses

Flo assure que les Bleus peuvent trouver de bonnes adresses hors de l'hôtel : « On mange bien à Boston, il faut regarder où on va. Boston est très européen, on peut bien manger pour pas trop cher. »

Quant au lobster roll, spécialité locale, notre expérience le juge peu appétissant et écœurant. Flo confirme en souriant : « Ce n'est quand même pas incroyable. » Les valeurs sûres comme le burger restent gagnantes.

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