IA et révisions : 20 minutes au lieu de 6 heures pour les élèves
IA et révisions : 20 min au lieu de 6 heures

Une transformation des méthodes de révision

Dans sa chambre d’adolescente, quelques annales poussiéreuses traînent sur les étagères. Des petits ouvrages traitant du brevet des collèges, quand Anna est en 1re et prépare les épreuves anticipées du baccalauréat de français et de mathématiques. « Les annales, je n’en ai pas acheté cette année, car je ne m’en sers plus. Aujourd’hui, tout le monde ou presque utilise l’intelligence artificielle pour les examens », explique cette lycéenne parisienne.

Les IA, nouveaux compagnons de travail

ChatGPT, Claude, Gemini… En peu de temps, les solutions IA sont devenues les compagnons de travail préférés des élèves français. Des béquilles dont beaucoup ne semblent plus pouvoir se passer. Sur son ordinateur portable, Anna tape frénétiquement des questions relatives à l’analyse linéaire qu’elle devra présenter lors des oraux du bac de français fin juin. « Là, je demande à Claude de retravailler le commentaire qu’on a fait avec la prof au lycée. Comme ce n’est pas très clair, j’explique à l’IA que je veux quelque chose de plus simple tout en respectant le temps imparti. Et parfois je lui demande de me poser des questions comme le ferait un examinateur », raconte la jeune fille de 16 ans.

Cette utilisation massive de l’intelligence artificielle dans les révisions transforme profondément les habitudes des élèves. Là où il fallait auparavant des heures de lecture et de synthèse, l’IA permet de gagner un temps considérable. « Ça me prend 20 minutes, là où j’aurais mis six heures », témoigne Anna. Un gain de temps qui soulève néanmoins des questions sur l’autonomie et la compréhension réelle des contenus.

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Un phénomène de société

Selon une enquête récente, une très grande majorité d’élèves utilisent désormais l’intelligence artificielle pour préparer leurs examens de fin d’année, qu’il s’agisse du brevet ou du baccalauréat. Les enseignants, de leur côté, s’interrogent sur l’impact de ces outils sur l’apprentissage et la capacité des élèves à produire un travail personnel. Certains établissements commencent à intégrer l’IA dans leurs méthodes pédagogiques, tandis que d’autres tentent d’en limiter l’usage lors des évaluations.

Pour Anna, l’IA reste un outil parmi d’autres, qui ne remplace pas le travail en classe avec les professeurs. « C’est un complément, pas un substitut. Mais c’est vrai que sans elle, je passerais beaucoup plus de temps à chercher des informations et à structurer mes idées », conclut-elle.

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