La grande salle polyvalente du centre André-Malraux était comble pour répondre à l’invitation de l’Union des Citoyens des Deux Rives (UCDR) à assister à la projection de deux courts métrages sur le harcèlement scolaire.
Un premier film intergénérationnel
Un premier film, sous forme de bande dessinée avec photos, réalisé par Hanane, animatrice à l’UCDR pour le pôle seniors, offrait un dialogue entre les enfants et les anciens du quartier. Ce dialogue mettait en lumière les différences de point de vue, tant au niveau de l’ambiance que de l’éducation, sans pour autant nier des progrès importants au niveau de l’environnement et des efforts pour accueillir de nouveaux habitants. Un petit film donc sur l’importance des échanges entre générations, que l’association résume en un mot : « J’existe. Dans une histoire, chacun doit trouver place, avoir une voix et compter pour tous. »
Un second film joué par les enfants
Le deuxième court-métrage mettait en scène les enfants du soutien à la scolarité, tous acteurs volontaires pour jouer une histoire vécue de harcèlement. Ils ont proposé cette idée à la coordinatrice, Dhekra Garrouri, idée qui s’est concrétisée sous la guidance de deux animateurs compétents du service civique, Assya Benamida et Killian Ozil. « Une parole peut changer les choses », tel est le résumé du déroulé des diverses méthodes employées pour aider un camarade harcelé : démarches, parfois difficiles, mais courageuses, qui se concrétisent avec les responsables, les parents. Ici, elles ont abouti à faire la paix, et même à la camaraderie, entre harceleurs et harcelés. Une prise de conscience collective où les motivations ont pu émerger et se clarifier pour sortir de l’enfermement et d’une situation qui aurait pu aboutir à des drames, ce qui arrive trop souvent sans cette parole.
Des applaudissements et des diplômes
Les applaudissements ont fusé à l’adresse des jeunes acteurs qui ont reçu un diplôme pour leur interprétation avec les félicitations des officiels. Pour Amal Couvreur, première adjointe au maire, « des après-midi comme ça valent tout l’or du monde ». Sont allés dans le même sens, apportant leur soutien, Yasmine Fontaine, déléguée du préfet, Hodari Abdillahi, délégué au contrat de ville, Daniel Eraud, du Conseil départemental, Angèle Faraldo pour les Francas, ou encore les responsables associatifs.
Un bémol : davantage de filles souhaité
Un petit bémol cependant : le prochain projet devrait mettre en scène les filles, pas seulement les garçons, selon une opinion partagée.



