Pour la feria de Nîmes, le maire Vincent Bouget a fait marche arrière sur la limitation du volume sonore, mais reste inflexible concernant les comptoirs extérieurs. Accompagné de son adjoint à la Sécurité, Nicolas Nadal, il a détaillé les mesures visant à concilier festivités et tranquillité publique.
Un équilibre entre fête et sérénité
La municipalité cherche à préserver la convivialité tout en répondant aux préoccupations des habitants et commerçants. Vincent Bouget affirme revenir « au bon sens » et rejette les accusations de vouloir restreindre la fête. « C’est au contraire une façon de la pérenniser », insiste-t-il, souhaitant une feria où « tout le monde puisse se rencontrer ».
Volume sonore : un recul après les critiques
Initialement, la mairie envisageait de limiter la musique amplifiée à 60 décibels pendant les corridas, provoquant une levée de boucliers de l’Umih et de la CCI. Face aux critiques, Vincent Bouget a décidé de revenir à l’arrêté de l’an dernier, pris par Jean-Paul Fournier. Désormais, les niveaux sonores sont fixés à 75 dB le jour (9h-18h) et 85 dB le soir (18h-fermeture). Autour des arènes, un volume très bas sera demandé pendant les corridas, notamment sur l’esplanade, la place du Marché, la rue Jean-Reboul et le boulevard des Arènes.
Le maire en appelle à la responsabilité des tenanciers. Des contrôles seront effectués par la brigade sonore de la police municipale, mais la priorité est au dialogue. « La sanction, c’est l’échec du dialogue », souligne Nicolas Nadal. L’objectif est de contrôler, alerter, et ne sévir qu’en cas de récidive, en évitant « la répression bête et méchante ».
Comptoirs : pas de dérogation généralisée
Sur la question des comptoirs, Vincent Bouget rappelle qu’il ne peut autoriser que des dérogations ponctuelles, car la loi impose que les licences IV soient attachées à l’adresse du débit de boissons. Les bars peuvent ouvrir des comptoirs extérieurs, mais uniquement dans les limites de leurs terrasses habituelles. Le maire justifie cette position par des impératifs de sécurité : il faut que les secours puissent passer. Il estime que les bars ne sont pas en danger et que la principale menace pour la fête est le pouvoir d’achat.
Pour faciliter l’accès au centre-ville, la municipalité propose la gratuité des transports en commun le samedi et le dimanche, afin de favoriser les conduites sécurisées et d’éviter les problèmes de stationnement.



