Roselyne Bachelot ne regrette pas ses propos sur les Bleus de Knysna
Bachelot ne regrette pas ses propos sur les Bleus

Roselyne Bachelot ne regrette rien. Alors que le documentaire de Netflix « Le Bus, les Bleus en grève » sur le fiasco du Mondial 2010 a ravivé les douleurs et les rancœurs, l’ancienne ministre de la Santé et des Sports a été invitée à réagir sur le plateau de BFMTV vendredi. Elle est revenue sur les propos qu’elle avait tenus à l’égard des joueurs de l’équipe de France.

Des propos qui ont marqué les esprits

Dans une séquence remise en lumière grâce au documentaire, celle qui était ministre des Sports sous Nicolas Sarkozy en 2010 avait dézingué les joueurs français dans un discours devant l’Assemblée nationale. « Je ne peux que constater comme vous le désastre avec une équipe de France où des caïds immatures commandent à des gamins apeurés. Un coach désemparé et sans autorité, une Fédération française de football aux abois », avait-elle clamé. Ces paroles avaient été perçues comme un couteau dans le dos par les joueurs, qui l’avaient rencontrée quelques jours auparavant.

Patrice Evra, dans le documentaire, déplore : « Elle nous salit, elle nous crache dessus : c’est des caïds, des racailles, des joueurs apeurés... Elle a vu ça où ? »

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Bachelot assume pleinement

Interrogée sur ses potentiels regrets au micro de BFM, Roselyne Bachelot n’a pas laissé la journaliste finir sa question et a affirmé fermement qu’elle ne les regrettait « pas du tout » seize ans plus tard. « Parce que le diagnostic que j’ai posé, il est posé par l’ensemble des gens qui ont vu cette équipe. Il y avait des querelles de personnes », a-t-elle justifié. Elle a souligné qu’elle n’avait pas utilisé le terme « racailles », mais « caïd », un mot français qui désigne des chefs au sein de l’équipe. « L’immaturité des joueurs est compréhensible. Les joueurs de football sont des gamins pris dans les écoles de foot à 13 ou 14 ans et qui gagnent des sommes folles. »

Le football business en cause

La femme politique de 79 ans a mis en cause le foot business pour expliquer le fiasco de Knysna. Elle estime que la situation ne serait pas arrivée si la FFF avait licencié Raymond Domenech après l’élimination dès le premier tour à l’Euro 2008, suivie de sa demande en mariage à Estelle Denis devant la France entière. « Raymond Domenech aurait dû partir après la catastrophe à l’Euro 2008. La Fédération, avec le président Escalettes, n’avait pas l’autorité. Elle ne l’a pas licencié, paraît-il à cause d’indemnités trop élevées. Et surtout Franck Ribéry a exigé qu’il reste en place. Finalement, les joueurs ont pris l’autorité sur Domenech. »

Franck Ribéry a réagi en assurant qu’il gardait « la vraie histoire pour plus tard ». De son côté, Domenech s’est désolidarisé du documentaire, se disant « meurtri et trahi » après que les réalisateurs ont publié des extraits de son journal intime très violents envers ses anciens joueurs.

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