EVJF en enfer : «Je veux demander l'asile politique chez mon pote»
EVJF en enfer : «Je veux demander l'asile politique chez mon pote»

Un homme raconte son expérience traumatisante lors d'un enterrement de vie de jeune fille (EVJF) organisé par sa compagne. Il affirme avoir vécu un « enfer » et envisage sérieusement de demander l'asile politique chez son ami pour échapper à de futures festivités.

Un voyage organisé qui tourne au cauchemar

Le témoin, qui souhaite rester anonyme, explique que l'EVJF s'est déroulé dans une destination européenne non précisée. Le groupe, composé d'une dizaine de femmes, a imposé un programme épuisant : activités physiques dès 6 heures du matin, déguisements extravagants, et soirées arrosées jusqu'à tard dans la nuit. « J'ai dû porter une tenue de licorne fluorescente pendant 48 heures, même pour aller aux toilettes », confie-t-il.

Selon lui, le coût total du week-end s'est élevé à 1 200 euros par personne, incluant des activités comme du saut à l'élastique et des cours de pole dance. « J'ai dû vendre ma collection de vinyles pour financer ce voyage », ajoute-t-il.

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Des tensions et des humiliations

Les tensions ont culminé lors d'un dîner où la future mariée a exigé que chaque participant fasse un discours embarrassant. « J'ai été contraint de lire une lettre écrite par ma compagne, listant toutes mes pires qualités. Tout le monde riait, sauf moi », se souvient-il. Un autre participant a été victime d'une blague cruelle : son téléphone a été confisqué et caché dans un gâteau, rendant impossible toute communication avec l'extérieur.

« J'envisage d'appeler mon pote pour demander l'asile politique chez lui », déclare le témoin, mi-sérieux mi-plaisantant. Il précise que son ami vit dans un pays voisin et qu'il serait prêt à tout pour éviter un prochain EVJF, déjà planifié pour une autre amie.

Un phénomène en pleine expansion

Les enterrements de vie de jeune fille sont devenus une véritable industrie, avec des agences spécialisées proposant des forfaits toujours plus extravagants. Une étude récente estime que le marché mondial des EVJF pèse plusieurs milliards d'euros, avec une croissance annuelle de 15 %. En France, un tiers des femmes organisent un EVJF avant leur mariage, selon un sondage IFOP de 2024.

« Les attentes sont devenues démesurées », analyse la sociologue Marie Dupont, spécialiste des rituels contemporains. « On assiste à une surenchère dans la recherche de l'expérience unique, parfois au détriment du bien-être des participants. »

Des conséquences psychologiques

Le témoin affirme avoir souffert d'insomnies et d'anxiété après ce week-end. « Je fais des cauchemars où je suis poursuivi par une licorne géante », plaisante-t-il, avant d'ajouter plus sérieusement : « Je pense que ce genre de pression sociale peut vraiment affecter la santé mentale. »

Il conclut en lançant un appel à la modération : « Si vous organisez un EVJF, pensez à ceux qui n'aiment pas les foules ou les activités extrêmes. Parfois, un simple pique-nique suffit. »

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