Des avis décalés sur le champ de bataille de Verdun
Dans sa chronique publiée le 24 juillet 2026, l'essayiste Mara Goyet s'indigne de voir le site historique de Verdun, théâtre de l'une des batailles les plus meurtrières de la Première Guerre mondiale avec 700 000 morts et blessés, faire l'objet de commentaires triviaux sur Tripadvisor.
Un visiteur a ainsi écrit : « J'ai pris un café, je voulais un peu d'eau pour le café au point restaurant réponses de la personne derrière le comptoir l'eau n'est pas potable. » Un autre a déploré : « J'en ai profité pour aller aux WC avant de repartir et là, déception, pas de savon, les robinets mal fixés ou coule seulement un petit filet d'eau… »
Une banalisation de l'horreur
Pour Mara Goyet, ces commentaires révèlent une forme d'incapacité à saisir la gravité du lieu. « Telle est, pour ces deux commentateurs, l'horreur de Verdun. Le manque d'eau. La plomberie défaillante. Le café insatisfaisant. La déception procurée par l'absence de savon », écrit-elle. Elle note que l'écriture frénétique, la ponctuation et l'orthographe témoignent de l'émotion, mais déplacée.
La chroniqueuse s'interroge sur la tendance à évaluer des sites mémoriels comme on noterait un restaurant ou un hôtel, réduisant ainsi la portée historique et symbolique des lieux. L'article, réservé aux abonnés, invite à une réflexion sur le tourisme de mémoire et le respect dû aux sites de conflit.



