Dimanche 9 août 2026, sur les routes de la dernière étape du Tour de France Femmes entre Nice et le col d'Èze, la caravane publicitaire a précédé les coureuses, offrant un spectacle apprécié d'un public toujours plus nombreux. Nice-Matin a suivi l'armada de l'assureur Groupama, l'un des 60 annonceurs présents cette année sur l'épreuve féminine, un chiffre en progression mais encore loin des plus de 200 véhicules du Tour masculin.
Une dernière journée sous le signe de la convivialité
Une heure avant le départ, les équipages se retrouvent au port de Nice, quai Amiral-Infernet. Après huit étapes, l'ambiance est détendue : un petit concert s'improvise et certains se jettent à l'eau pour braver la chaleur. Cette parenthèse de détente illustre, selon Pierrick, chef caravanier de Groupama, les liens « amicaux » que créent les équipages : « Tout au long du Tour, on sent une grande solidarité entre les équipes. C'est quand même assez épuisant, surtout avec ces chaleurs, donc c'est important que chacun puisse compter sur les autres. On passe tellement de temps ensemble que ça crée des liens amicaux très forts. C'est presque notre propre Tour entre caravaniers. »
Une organisation millimétrée
Cette atmosphère bon enfant ne fait pas oublier les impératifs de sécurité. Pierrick prépare déjà le départ du cortège. Sa mission : veiller au bon déroulement du passage des véhicules sur les 26 km de l'étape pour la caravane. « Je suis en communication permanente avec ASO [Amaury sport organisation], qui dirige la course et les forces de l'ordre pour gérer l'allure des voitures et des chars. On peut me demander d'accélérer ou de ralentir en fonction des événements de course ou d'éventuels ralentissements. »
À 14 h 20, le départ est donné, toutes les caravanes branchent leurs enceintes et s'élancent. Groupama se présente avec un quad en forme de bulle et un char à ses couleurs. Du quai des États-Unis au col d'Èze, chansons, appels au public et distributions d'objets (bobs, bracelets) rythment le passage des véhicules.
Une interaction unique avec le public
Sur le bord de la route, les spectateurs rivalisent d'imagination pour attirer l'attention des caravaniers. Certains tendent les mains, d'autres ouvrent des parapluies ou fabriquent même des paniers de fortune pour récupérer les objets lancés depuis les véhicules. Cette interaction est le moment préféré de Guillaume, l'animateur de la caravane, installé sur le char : « En tant qu'animateur, je suis celui qui a le privilège d'être en interaction constante avec le public. J'essaie d'avoir un ton détendu et de m'adresser aussi bien aux plus jeunes qu'aux aînés. Je dois rester malgré tout sérieux car on a quand même un message publicitaire à faire passer. »
Pour son onzième Tour de France, il assure ne pas se lasser de la ferveur qui accompagne le passage de la caravane : « Même si on est habitués, on trouve toujours des spectateurs avec une idée nouvelle et drôle. Cette année, on a eu droit à des déguisements de tournesol, c'était une première. On se nourrit vraiment de l'enthousiasme des gens. » Un constat partagé par sa collègue, Alisson, conductrice du quad : « Ce qui me touche le plus, c'est le sourire des gens et l'ambiance au bord des routes. C'est de voir des enfants avec leurs petits panneaux, car on imagine le temps qu'ils ont passé à les réaliser avec leurs parents et leurs grands-parents. »
Un public en constante progression
Au fil des kilomètres, les caravaniers constatent que le public du Tour de France Femmes ne cesse de croître. « Comparé aux premières années, on voit une progression constante dans le nombre de spectateurs. Le fait de voir de plus en plus de marques se déployer sur les deux épreuves montre aussi la dimension que le féminin est en train de prendre. »
À 16 h 10, seulement dix minutes après le départ officiel de l'étape, la caravane franchit déjà la ligne d'arrivée sur la promenade des Anglais. Quelques instants de plus sous les applaudissements avant de laisser place aux coureuses. Si les vedettes restent évidemment celles qui bataillent pour la victoire, sur le bord des routes, les caravaniers semblent eux aussi avoir trouvé leur public.



