À Béziers, les automobilistes font face à des difficultés récurrentes avec certains des 124 horodateurs gérés par la société EFFIA. Plusieurs machines présentent des dysfonctionnements du lecteur de carte bancaire, empêchant le paiement sans contact. Cette situation technique entraîne des amendes pour les usagers, suscitant leur mécontentement.
Des automobilistes excédés par les pannes
Katalina, une habitante de Béziers, s'est agacée devant un horodateur des allées Paul-Riquet après un énième refus de paiement. "Il y a souvent des problèmes de paiement. Des fois je m'amuse à essayer de réparer l'horodateur", raconte-t-elle. Après plusieurs tentatives, le paiement sans contact reste impossible.
Quelques minutes plus tôt, Catherine, également Biterroise, a tenté de payer sur un second horodateur des Allées, avec le même résultat. "D'habitude je n'ai jamais de souci, et je n'ai aucune pièce pour payer autrement", dit-elle, tendue.
Des amendes à répétition
"On est obligé de faire des kilomètres pour trouver un horodateur qui fonctionne et parfois on reçoit des amendes alors que le paiement sans contact ne fonctionnait pas", se défend Katalina. Pascaline, de passage pour raisons professionnelles, a subi trois amendes de vingt euros chacune dans une rue proche du palais de justice. "Je me suis pris trois amendes de vingt euros chacune car le lecteur de carte bancaire ne fonctionnait pas."
Bien que le paiement en espèces soit possible, Pascaline déplore que "les gens n'ont presque plus de monnaie", elle la première.
Les chiffres de la Ville
Michel Ramondou, chargé du pilotage des grands projets à Béziers, minimise les problèmes systémiques. Il indique qu'en 2025, "817 405 transactions ont été réalisées, dont 59 % en ticket gratuit, 20 % par carte bancaire et 21 % par pièces". Il ajoute : "Il y a toujours quelques horodateurs en dysfonctionnement mais ils sont entretenus. S'il y a une panne, celle-ci est systématiquement remontée à EFFIA, qui intervient directement."
EFFIA, délégataire de la mairie, confirme ces informations. En 2017, la municipalité a approuvé l'exploitation du service de stationnement par l'entreprise jusqu'en 2028.
L'alternative des applications mobiles
Michel Ramondou souligne que payer via application mobile est une solution de plus en plus courante. "Entre 2024 et 2025, le nombre de transactions sur applications a augmenté de 25 % et s'élève cette année à environ 148 500."
Cependant, Pascaline reste sceptique : "J'ai aussi essayé de passer par les applications pour payer mais le QR code ne fonctionne pas non plus. Donc finalement sans pièces c'est très compliqué."



