Antenne téléphonique à Bonnevaux : nouveau bras de fer entre le maire et un collectif
Bonnevaux : nouvelle discorde autour de l'antenne téléphonique

Le village de Bonnevaux, dans le Gard, est à nouveau secoué par un conflit autour de l'implantation d'une antenne de téléphonie mobile. Après l'opposition des habitants contre l'ancienne majorité municipale de Roseline Boussac concernant un projet sur le site de la Salière, c'est désormais le nouveau conseil municipal, mené par le maire Georges Matichard, qui se heurte à la contestation d'un collectif baptisé « l'Équité de Bonnevaux ».

Un nouveau site contesté

Le collectif, composé de propriétaires, locataires et résidents, réclame par communiqué « une solution de téléphonie mobile équitable pour tout le village », incluant les hameaux de l'Abadie et de Coulis, situés en bas de la vallée. Le maire justifie le choix du site du Péras par la volonté de préserver le paysage, qualifiant le village de « joyau ». Il évoque les projets d'enfouissement menés dans trois hameaux et un plan local d'urbanisme restrictif, estimant que l'antenne sur la Salière porterait atteinte à ce bien commun.

Couverture réseau et coûts en débat

Le collectif rétorque que les cartes de couverture d'Orange montrent que le site de la Salière est le seul à garantir une couverture complète de la commune. Selon le maire, le choix du Péras repose sur une analyse des points d'intérêt (POI) : pour la Salière, le hameau de la Pourrière ne serait pas couvert, tandis que pour le Péras, ce serait l'Abadie. Il précise que le hameau du Coulis est exclu des priorités car il n'a pas d'habitant à l'année et que ses résidents privilégient l'autonomie.

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Un coût supplémentaire pour le village

Le collectif souligne que le site du Péras nécessite l'installation d'un répéteur, engendrant une dépense de plus de 30 000 euros, plus 3 000 euros d'entretien annuel. Le maire répond que le coût global du site du Péras serait environ deux fois moins élevé que celui de la Salière, et qu'Orange soutient le projet car il est plus avantageux pour l'opérateur. Il précise que le budget communal est de 460 000 euros et que des aides pourraient réduire le reste à charge à 15 000 euros. Il ajoute que la société Totem versera environ 1 500 euros par an pour la location du site.

Des études radios incertaines

Georges Matichard admet que les études radios comportent une part d'incertitude et que la couverture réelle pourrait être meilleure que prévu. Dans le cas contraire, les opposants n'hésiteront pas à le lui rappeler. Le maire dément toute « vengeance » à l'égard de l'ancienne maire Roseline Boussac, qui réside à l'Abadie, et affirme que les habitants de ce hameau peuvent opter pour l'autonomie.

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