Un attachement aux tissus depuis l'enfance
Cathy, 55 ans, responsable projet dans un grand groupe bancaire et thérapeute en énergétique, assume pleinement son amour pour les doudous. Elle confie : « Même à 55 ans, j’ai encore plein de doudous ! Enfin, pour être tout à fait précise, ce sont des tissus. Je me fiche de leur taille, de leur couleur… L’important pour moi, c’est juste d’en avoir plusieurs ! »
Depuis son plus jeune âge, Cathy entretient un rapport particulier aux tissus. Elle se souvient : « Les meilleurs, ce sont ceux en soie. C’est tellement doux ! Déjà enfant, je l’avais compris. Ma mère me disait que si je n’avais pas de tissus sur moi, je m’approchais de quelqu’un avec un tee-shirt un peu doux pour le frotter… ou alors je lui piquais son foulard. »
Un geste apaisant au quotidien
Le frottement du tissu entre ses doigts lui procure une détente immédiate. « Je viens d’une époque où on avait des langes plus que des peluches, et je pense que mon rapport aux tissus vient de là », explique-t-elle. Cette habitude l’accompagne partout, y compris au travail. « Il m’arrive de sortir mon doudou devant tout le monde », avoue-t-elle sans gêne.
Cathy n’hésite pas à emprunter les foulards de ses proches. « J’ai toujours piqué les foulards de mes proches et, quand ils étaient trop usés, j’en piquais un nouveau ! Le problème, c’est qu’au bout d’un moment, ils s’abîmaient et je les cassais vite, ils ne duraient pas cinquante ans ! » Contrairement à d’autres collectionneurs, elle ne conserve pas les mêmes doudous sur le long terme.
Un témoignage sans complexe
À sa connaissance, Cathy est la seule personne de son âge à avoir des doudous dans son entourage. Pourtant, elle n’en ressent aucune honte. Elle considère cet attachement comme une partie intégrante de sa personnalité, à la fois dans sa vie professionnelle et personnelle.
Ce témoignage fait partie d’une série en quatre épisodes intitulée « Jamais sans mon doudou », qui explore les relations intimes que les adultes entretiennent avec ces objets réconfortants.



