Le bar associatif Le Béthel, installé depuis l'été 2022 dans la cour de l'église Saint-Jacques-le-Majeur (ou église du Gesù) dans le Vieux-Nice, ne rouvrira pas ses portes. Selon la Ville de Nice, l'activité avait été arrêtée par le diocèse depuis plusieurs mois, et la municipalité a pris acte de cette extinction.
Un lieu atypique au cœur de l'église
Pour accéder à ce bar, il fallait entrer dans l'édifice religieux, franchir une porte située à droite de l'autel et découvrir une cour entièrement aménagée. Le concept avait été imaginé par le père Frédéric Sangès, responsable de la pastorale du tourisme pour le diocèse de Nice, afin de rassembler croyants et non-croyants. L'originalité du lieu tenait aussi à son fonctionnement : aucun tarif affiché pour les boissons, chacun payant ce qu'il voulait.
D'abord fréquenté par les habitants du quartier, le bar est rapidement devenu une adresse prisée des touristes et des influenceurs, qui partageaient ce lieu atypique sur les réseaux sociaux. L'été 2025 avait vu l'activité évoluer avec un concept de brunch, en partenariat avec Marinette, une institution locale réputée pour ses pâtisseries. Des paniers étaient servis chaque week-end de juillet et août, entre 8 heures et 11 heures, avec un DJ le dimanche.
Une décision attribuée au diocèse
Des rumeurs ont circulé sur une autorisation non renouvelée par la nouvelle municipalité, mais celle-ci les réfute catégoriquement. Dans une déclaration, la Ville précise : « Lors d'une réunion au mois d'avril, la nouvelle municipalité a été informée par le diocèse de Nice que l'activité de l'association Le Béthel au sein de l'église du Gesù avait été arrêtée depuis plusieurs mois. » Elle ajoute avoir « pris acte de l'extinction de cette action associative dont elle n'est ni à l'origine, ni responsable ».
Malgré cette fermeture, quelques soirées ont été accordées au concept Food fiction, le vendredi, la dernière ayant eu lieu le 7 août 2026. Le Béthel a ainsi ouvert six fois pour proposer des boissons dès 17 h 30, des concerts ou projections à 21 heures, puis des karaokés à 22 heures. Benjamin, l'organisateur de ces soirées, regrette : « C'est dommage car c'est un lieu magique, mais nous ne reviendrons plus. » Le père Frédéric Sangès, contacté, n'a pas répondu aux sollicitations.



