Des détenus de la prison d'Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône) ont saisi la justice pour dénoncer leurs conditions de détention. Ils affirment que la chaleur est telle qu'ils « transpirent tellement que leurs lits commencent à rouiller ». Cette action en justice, révélée par Libération, met en lumière des problèmes d'hygiène et de salubrité au sein de l'établissement.
Des conditions de détention jugées indignes
Dans leur requête, les détenus décrivent des cellules surchauffées, une ventilation insuffisante et une humidité constante. Ils évoquent également des infestations de nuisibles et un accès limité aux douches. Selon eux, ces conditions portent atteinte à leur dignité et à leur santé.
Une action collective devant la justice
Cette action collective, menée avec le soutien d'associations de défense des droits des détenus, vise à faire reconnaître par la justice le caractère indigne des conditions de détention. Les plaignants demandent des mesures urgentes pour remédier à ces problèmes, notamment l'installation de systèmes de climatisation et la rénovation des cellules.
L'administration pénitentiaire réagit
L'administration pénitentiaire, de son côté, assure que des travaux sont en cours pour améliorer les conditions de détention. Elle conteste certains des faits allégués et affirme que la situation n'est pas aussi critique que décrite par les détenus. Cependant, les plaignants maintiennent leurs accusations et espèrent que la justice ordonnera des mesures correctives.
Cette affaire relance le débat sur les conditions de détention dans les prisons françaises, souvent critiquées pour leur vétusté et leur surpopulation. La décision du tribunal est attendue avec impatience par les détenus et les associations de défense des droits humains.



