Deux journalistes de l'Agence France-Presse (AFP) ont été agressés et blessés par des colons israéliens alors qu'ils couvraient une manifestation en Cisjordanie, a annoncé l'agence dans un communiqué. L'incident s'est produit vendredi 25 août dans le village de Qusra, au sud de Naplouse, dans le nord du territoire palestinien occupé.
Une agression en pleine couverture d'une manifestation
Les deux journalistes, un photographe et une vidéaste, étaient en train de filmer une manifestation de Palestiniens contre la colonisation lorsqu'un groupe de colons israéliens les a pris pour cible. Selon le récit de l'AFP, les colons ont lancé des pierres et des gaz lacrymogènes en direction des journalistes, qui ont été blessés légèrement. L'un d'eux a reçu des soins sur place, tandis que l'autre a été transporté dans un hôpital de la région.
L'agence a précisé que les journalistes portaient des gilets pare-balles marqués « Presse », mais cela ne les a pas protégés de l'attaque. Les images tournées par les journalistes montrent des colons armés de bâtons et de pierres s'en prendre à eux, alors qu'ils tentaient de se mettre à l'abri.
Une condamnation ferme de l'AFP
Dans son communiqué, l'AFP a condamné « avec la plus grande fermeté » cette agression, qu'elle qualifie de « nouvelle illustration des violences croissantes commises par des colons contre des journalistes en Cisjordanie ». L'agence a également appelé les autorités israéliennes à « tout mettre en œuvre pour identifier et poursuivre les auteurs de ces actes ».
« Ces agressions sont inacceptables et doivent cesser », a déclaré un porte-parole de l'AFP, cité dans le communiqué. « Nos journalistes sont là pour informer le public, et ils doivent pouvoir travailler en sécurité, partout dans le monde. »
Un contexte de violences récurrentes
Cet incident survient dans un contexte de tensions croissantes en Cisjordanie, où les attaques de colons contre des Palestiniens et des journalistes se sont multipliées ces derniers mois. Selon l'AFP, au moins 12 agressions de journalistes par des colons ont été recensées depuis le début de l'année, souvent lors de couvertures de manifestations ou de démolitions de maisons.
Les journalistes palestiniens et étrangers sont régulièrement pris pour cible, malgré leur statut de protection conféré par le droit international. Des organisations de défense de la presse, comme Reporters sans frontières (RSF), ont déjà alerté sur cette situation, appelant à une meilleure protection des journalistes dans les territoires palestiniens occupés.
L'AFP a annoncé qu'elle allait porter plainte auprès des autorités israéliennes et qu'elle suivait de près l'évolution de la situation de ses deux journalistes, qui sont désormais hors de danger. L'agence a également rappelé que la liberté de la presse est un droit fondamental, qui doit être respecté en toutes circonstances.



